La pensée messianique du jour Shavouot, le pain des premiers épis Le 29 mai au 7 juin 2009

Publié le par Pseudo : Hecto


La pensée messianique du jour

Shavouot, le pain des premiers épis
Vendredi 29 mai 2009


« Depuis le lendemain du shabbat, depuis le jour où vous apporterez la gerbe qu’on dédie rituellement, vous compterez sept semaines entières. » (Lévitique 23:15)
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La fête des semaines, la pentecôte Shavouot שבועות commémore le souvenir du don de la Torah et des Dix Commandements au peuple d’Israël arrivé au Mont Sinaï, sept semaines après avoir quitté l'esclavage en Égypte. Shavouot est célébrée le 6 et le 7 Sivan (pour les Juifs vivant en dehors de la Terre d'Israël). Shavouot est également le terme d'un jubilé, à la fin du décompte des 49 jours du Omer à partir du second soir de Pessah. Avec Souccot et Pessah, Shavouot est la quatrième Fête, une des trois fêtes de pèlerinage le troisième mois de l'année juive. C’est le moment où l’on apporte les « bikkourim » prémices  בכור prémices, premiers fruits, premiers raisins, figue hâtive, primeurs, c’est aussi le pain fait avec la farine des premiers épis. On appelle la Pentecôte  Yom ha-bikourim : « jour des prémices » (Nombres 28:26).

Le Don de la Torah correspond très nettement au Don de l’Esprit Saint sur les disciples de Yeshoua HaMashiah.
L’Eternel donne une importance toute particulière ici.
Le Don de son Esprit est fait sur les croyants dès le moment où ils ont accepté une fois pour toutes le sacrifice sanglant de son Fils, l’Agneau de Dieu, immolé pour le pardon des péchés de toute l'humanité.
Dès lors que nous sommes en ordre (pardonnés de tous nos péchés) et que nous avons fait la paix avec Dieu en étant lavés dans le sang de l’Agneau, l’Eternel, veut nous faire aller plus loin et nous voir décompter les jours, jour après jour, jusqu’au moment béni où l’Esprit Saint descendra symboliquement sur nous, ses croyants. 

A Pessah, non seulement nous avons « vu » le Royaume de Dieu (Jean 3 :3), mais maintenant à Shavouot nous pouvons dès lors « entrer » dans le Royaume de Dieu (Jean 3 :5).

Le symbolisme typologique biblique est important pour que nous puissions saisir ce que Dieu veut nous dire.  Demandé par Dieu parmi les 7 fêtes de l’Eternel, Shavouot en est la quatrième.

Notre « pain des premiers épis » éclaire ceux qui douteraient de la correspondance qu’il y a entre la fête de Shavouot et la fête de la Pentecôte, contrairement à ce que beaucoup semblent dire. Pourtant, la relation est évidente – en tout cas pour ceux qui ont la Foi car sans la Foi, il est impossible de plaire à Dieu et de saisir cette relation profonde en ce que Dieu descend vers nous et nous donne Sa Parole à Shavouot, le don de la Torah.
Dieu est UN, Il est Ehad.

A Shavouot, la Parole a été donnée aux hommes, le Fils de Dieu qui a dit « Je suis la Parole » est descendu d’abord du Mont du Sinaï.
A la Pentecôte, 50 jours plus tard, Dieu EHAD veut montrer qu’il y a unité parfaite entre le Père, le Fils et l’Esprit. A Shavouot, il n’y a  aucune différence entre « donner aux hommes la Parole de Dieu »  et « donner aux hommes son Esprit ». Les deux fêtes sont semblables !

Yeshoua a dit « Cependant, moi, je vous dis la vérité : il est avantageux pour vous que, moi, je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai.» Jean 16:7  . D’abord ce fut la Parole qui a été donnée à Shavouot, puis aujourd’hui, par la Foi c’est l’Esprit Saint qui vient sur nous, en nous et qui nous convainc de toute chose.

La Pentecôte la plus décisive fut celle qui eut lieu après la résurrection et l’ascension du Mashiah. Vers 9h du matin, à la 3ème heure, l'Esprit Saint descendit sur les apôtres et sur environ 120 disciples (Actes 2:15-21). A partir de ce moment là l'Esprit fut accordé sans distinction d’âge, de sexe, ou de condition sociale, à tous ceux qui croyaient en Lui et qui s'attendaient à quelque chose, étaient rassemblés dans la chambre haute (2:1-4, 14-21). 

Auparavant, l’Esprit avait été octroyé avec puissance aux prophètes et à certains croyants, mais la première Pentecôte marqua le début de la dispensation de l’Esprit. Dès lors l'immersion, les dons et la plénitude de l’Esprit sont offerts à tout témoin du Mashiah (Actes 1:8; 2:38-39); 1Corinthiens 12:4-6; Ephésiens 5:18.

Dieu avait suscité le peuple d’Israël, auquel il s’était révélé de façon spéciale, auquel il avait donné une culture, des cultes et des rites.

Maintenant, en cette nouvelle dispensation, le Seigneur agit par l'Israël de Dieu, le Corps du Messie, l'ensemble des croyants nés de nouveau et immergés dans l'Esprit Saint, juifs et gentils que son Esprit fortifie, augmente et édifie sur la terre entière Actes 2:39; Ephésiens 1:22, 23. 


Amen

Beth Yeshoua

 La pensée messianique du jour

La Couverture divine à Shavouot :

 Dieu dévoile sa Gloire si nous nous couvrons

Jeudi 28 mai 2009


Les fêtes juives commençant toujours la veille au coucher du soleil, Erev Shavouot est célébrée dans le calendrier, le jeudi soir 5 Sivan 5769 (le 28 mai 2009). Sivan סִיוָן est une appellation probablement d’origine perse et signifie « leur couverture ». C’est le troisième mois dans le calendrier Juif, correspondant à Mai-Juin.

Sans vouloir rechercher une signification particulière à ce mois, on peut tout de même se poser la question pourquoi on appelle « couverture », un mois où Dieu « couvre » le peuple juif de son Esprit, le seul mois donné dans la Bible où le livre Esther cite la délivrance des juifs devant un génocide en  gestation. C’est dans le livre d’Esther que se retrouve cité la seule fois le mois de Sivan dans la Bible. Le mois de Sivan est lié historiquement à Nissan, le mois de la délivrance à Pessah.

Le peuple juif est gardé sous la protection divine pour un temps de révélation et il porte dans sa chair les marques d’appartenance à Dieu. Sur la tête des hommes une marque symbolise la couverture divine avec la kippa (qui vient de lekapper - kappara, couvrir le péché). En hébreu « celui sur qui est tombé le sort » ya’omad Haï se tiendra vivant « ressuscitera » devant Dieu, « lekaper alav » pour expier ses péchés.

Le mois où descend la Torah du Sinaï, où descend l’Esprit Saint sur les disciples pour apporter la Bonne Nouvelle aux quatre extrémités de la terre, ce mois « sivan » est le mois où le peuple juif a été sauvé de justesse de l’extermination provoquée par Haman.


Les textes juifs citent Shavouot comme une Révélation : un épisode inédit. Lire http://www.calj.net/

« Le Matan Torah (Dévoilement de la Torah), l'événement qui s'est produit à cet instant de l'Histoire du monde, est unique en son genre. Pour la première et unique fois, Dieu s'est dévoilé à la foule. Une multitude de rencontres entre Dieu et des hommes se sont produites pour l'ensemble de l'humanité : Adam et Eve, Noé, pour le Peuple juif : Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, ainsi que tous les prophètes, pour d'autres peuples : Agar (mère d'Ismaël), Bilam et pour nous, par le Fils de Dieu. Cette révélation s'est produite sous les yeux et en présence d'une foule considérable d'individus : trois millions de personnes, dont 600 000 hommes adultes. Aussi, si une révélation faite à un individu peut être facilement contestée par les autres, il est impossible de contester un phénomène dont une telle assemblée a été témoin direct. En effet, il serait absurde de considérer qu'un individu ait pu rédiger ce texte de la Torah, mentionnant une Révélation publique, sans être aussitôt réfuté par tous : si l'auteur était contemporain de son récit, toute sa communauté n'aurait bien sûr pas accepté qu'on la cite malgré elle comme témoin d'un mensonge ; et si le récit se rapportait à un événement ayant eu lieu plusieurs générations auparavant, cet écrivain serait rejeté par son milieu car personne ne prêterait crédit à l'affirmation d'une telle révélation devant une si grande assemblée, tandis que personne n'en aurait entendu parler par ailleurs, par ses parents ou son entourage. En conséquence, cet événement est rationnellement incontestable, et inimitable. C'est certainement la raison pour laquelle Dieu a choisi ce mode pour remettre sa Torah au Peuple juif. »

Dieu nous couvre par son Fils : plus besoin de "faire" quoi que ce soit. Tout a été accompli. Plus besoin d'essayer de "faire" pour essayer de plaire à Dieu. Il a tout accompli. La seule chose que nous ayons à faire est de "courber nos têtes", de "plier les genoux" devant Dieu et d'accepter de nous humilier.

Aujourd'hui, en acceptant de nous laisser "remplir" entièrement, Dieu nous offre gracieusement son Esprit afin de nous rendre libre, fort et inébranlable.

La tradition juive rabbinique déclare qu’en Sivan, les Juifs gravirent une marche au-delà de la liberté physique et devinrent spirituellement autonomes, se définissant seulement au moyen de la Torah, la parole de Dieu.  En Sivan, le peuple juif, à l’aide de la reine Esther, reçut le droit de se défendre contre la tentative de génocide.

Avec Moïse, à Pessah, le peuple qui, un peu contraint et forcé reçoit le salut et la délivrance, est mené autoritairement par Moïse, « à la baguette » qui, pour guider un peuple de 1 million de personnes dans le désert est obligé d'établir des règles strictes, des lois et des ordonnances. Cette « baguette » a d’ailleurs coûté à Moïse de ne pas pouvoir entrer en terre promise.

Avec Yeshoua, à Shavouot, le peuple a reçu l'Esprit Saint communiqué par Yeshoua Lui-même, la force de l’Esprit Saint pour agir avec liberté et autonomie.

Ce que l’Esprit de Dieu « en nous » veut :

- parler à notre place "car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit-Saint". (Marc 13:11)

- nous enseigner toute chose "vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit". (Jean 14:26)

- nous communiquer la bonté et la Foi "Car c’était un homme de bien, plein d’Esprit-Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur". (Actes 11:24)

- nous avertir "seulement, de ville en ville, l’Esprit-Saint m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent". (Actes 20:23)

- nous sanctifier  "d’être ministre de Jésus-Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Evangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit-Saint." (Romains 15:16)

- nous rendre pur  "par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère" (2 Corinthiens 6:6)

- nous faire prêcher avec puissance "notre Evangile ne vous ayant pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit Saint, et avec une pleine persuasion; car vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous." (1 Thessaloniciens 1:5) 


Amen

Beth Yeshoua.

 

La pensée messianique du jour

Au Mont Sinaï, le Pain de Vie révèle l’Amour du Père

Samedi 30 mai 2009


Le tonnerre gronde et les éclairs déchirent le ciel, tandis que l'on entend les sons de plus en plus forts du shoffar (Exode 19 :16-19). Après cela, c’est le silence, le calme, Plus un murmure. Pas un oiseau, pas un animal, pas un être humain, pas une âme vivante n’ouvrait la bouche ni ne s’approchait de la montagne par crainte des conséquences d’avoir vu et entendu Dieu (Exode 19 :12). Toute la création était plongée dans un silence absolu. Pas question de voir Dieu et de continuer à vivre ! (Deutéronome 18:16). Subitement une voix s’exclame « Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude » et Dieu prononça les Dix Commandements, les uns après les autres.

Ce fut le sixième jour de Sivan, en 2448 après la Création du monde.

Pendant quarante jours Dieu enseignait à Moïse tous les commandements, ainsi que le sens véritable de la Torah, qui devrait être transmise oralement, de génération en génération. La Parole qui nous a été transmise par Moïse par écrit sur du parchemin, les cinq livres de la Torah, il les reçus mot par mot.

Dieu donna la Torah en présence de tout Israël, six cent mille hommes de vingt à soixante ans, sans compter les hommes plus âgés, les femmes et les enfants, et une multitude d'autres peuples. Au total, plusieurs millions d'êtres humains furent les témoins de la promulgation de la Torah sur le Mont Sinaï. Chacune d'elle proclama solennellement– « Nous ferons tout ce que l'Éternel nous ordonnera.»

Par l’alliance avec Israël et par notre greffe sur l’olivier de la Foi, chacun de nous nous devenons partie contractante de l'alliance entre Dieu et  son peuple Israël.

 

La tradition juive dit ceci « Mon fils est encore en convalescence, comment voulez-vous qu'il aille à l'école dès maintenant ? Qu'il reprenne d'abord des couleurs et des forces, en suivant un régime sain et abondant pendant deux ou trois mois, et, ensuite, il pourra recommencer à aller à l'école. C'est dans ce sens que l'Éternel parla : « Mes enfants n'ont pas encore recouvré des couleurs et des forces après leur esclavage. Qu'ils passent d'abord quelques mois de convalescence et se fortifient grâce à la Manne, à l'eau des sources, aux cailles, et ensuite je leur donnerai la Torah. »

Le premier commandement de Dieu relate deux choses fondamentalement différentes et apparemment contradictoires : sa divinité et la servitude du peuple.

D’abord l’Eternel annonce "Quel est son Nom" (Proverbes 30 :4), "Qui Il est" et "Ce qu’Il a l’intention de faire". Dans ce tout premier commandement il montre déjà que ses intentions sont motivées par l’Amour qu’il a pour son peuple : il pense déjà à délivrer celui-ci de l'esclavage.

On a souvent coutume de distinguer les dix commandements en deux parties : les cinq premiers relatifs à la Personne même de Dieu (Je Suis Ton Dieu, Tu aimeras ton Dieu, Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face, pas d’image taillée, pas de profanation de son Nom) et les cinq suivants relatifs à la vie en société et à l’amour du prochain.

Dans son tout premier commandement, Dieu a déjà dans sa pensée son peuple qui est dans la servitude.

Alors que toute la montagne tremble devant le Tout Puissant, sa deuxième pensée après sa Gloire, est son peuple d’Israël, ses enfants dans la servitude.

Si nous avions été à la place de Dieu nous aurions commencé à dire de long en large qui nous sommes, quelle puissance nous avons et ce que nous revendiquons.

S’il est vrai que Dieu réclame de notre part d’être reconnu comme le seul vrai Dieu Unique, il a déjà dans sa pensée d’amour notre situation de servitude.

Cette souffrance de son peuple semble être pour Dieu à ce point, importante qu’elle est citée dans son tout premier commandement, le commandement le plus conséquent duquel dépend tout le reste.

Si Dieu est jaloux de sa Gloire, s’il sait combien son peuple risque la mort du simple fait de s’approcher de la Montagne où Il est descendu en Personne, Il montre dès le départ que tout son Être, toutes ses motivations ne sont pas ancrées seulement sur sa propre personne mais sur notre situation de servitude de laquelle il nous a planifiée déjà – longtemps à l’avance - la délivrance.

Le Père a impliqué notre servitude dans son tout premier commandement.

Dieu a inclus son Nom dans le nom de son peuple. « Yehoudah » est un mot qui est composé du tétragramme YHVH et d’une lettre : le « dalet », la porte – et l’on sait que Yeshoua Ben Elohim a dit «  En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. 8  Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés. 9  Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. 10  Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. 11  Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » (Jean 10 :7-11)


Le Père n’a pas eu peur de souiller son Saint Nom en l’incorporant dans le nom d'un peuple rebelle au cou raide. Le Fils n’a pas eu peur de « sortir du Père » et descendre vers nous pour nous délivrer de notre servitude en souffrant et en mourant sur une croix. L’Esprit n’a pas eu peur de venir habiter à l’intérieur de nos êtres souillés pour nous purifier et nous sanctifier jour après jour.

Dieu Trois fois Saint, Kadosh, Kadosh, Kadosh Adonaï Elohim Tsevaot, Père, Fils et Esprit nous "aime d’un amour éternel c’est pourqoi Il nous conserve Sa Bonté". Il ne garde pas sa colère à toujours. Il ne cherche pas à disputer avec nous.

Notre Dieu est Merveilleux !


Amen

Beth Yeshoua

 

La pensée messianique du jour

Shavouot, un temps de préparation pour … la suite

Jeudi 4 juin 2009


L’effusion de la Rouah HaKodesh étant passée, les disciples s’en vont deci-delà chacun vers sa destination, vers les nations. Les 49 jours ont été comptés jusqu’à ce jour crucial.

« 23 Ceux qui étaient descendus sur la mer dans des navires, et qui travaillaient sur les grandes eaux, 24 Ceux-là virent les oeuvres de l’Eternel et ses merveilles au milieu de l’abîme. 25  Il dit, et il fit souffler la tempête, qui souleva les flots de la mer. 26  Ils montaient vers les cieux, ils descendaient dans l’abîme; leur âme était éperdue en face du danger; 27 Saisis de vertige, ils chancelaient comme un homme ivre, et toute leur habileté était anéantie. 28 Dans leur détresse, ils crièrent à l’Eternel, et il les délivra de leurs angoisses; 29 Il arrêta la tempête, ramena le calme, et les ondes se turent. 30  Ils se réjouirent de ce qu’elles s’étaient apaisées, et l’Eternel les conduisit au port désiré. 31 Qu’ils louent l’Eternel pour sa bonté, et pour ses merveilles en faveur des fils de l’homme! 32 Qu’ils l’exaltent dans l’assemblée du peuple, et qu’ils le célèbrent dans la réunion des anciens! (Psaume 107 :23-32)

C’est en reconnaissance à l’Eternel que les disciples, délivrés de l’abîme des ténèbres, louent Dieu, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours! C’est ainsi que Dieu demande aux rachetés, ceux qu’il a délivrés de la main de l’ennemi, qu’il a rassemblés de tous les pays, ceux qui  erraient dans le désert, qui marchaient dans la solitude, sans trouver une ville où ils pussent habiter, ceux qui souffraient de la faim et de la soif; ceux dont l’âme était languissante.

Dieu dans sa bonté, les délivra de leurs angoisses dans leur détresse car il a entendu leurs cris à l’Eternel. C’est par Yeshoua HaMashiah le droit chemin que Dieu les conduisit pour qu’ils arrivassent dans une « ville habitable », un lieu de repos, une bergerie où l’Esprit vient habiter dans les croyants dans l’attente de la Vie éternelle.

 

On se souvient lorsque Yeshoua fut transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean «…  son visage se mit à briller comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Matthieu 17:2)

« Six jours après, Yeshoua prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduit seuls à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux » Marc 9:2  après cet événement glorieux Matthieu 17 :14 nous montre que Yeshoua et les disciples descendent de la montagne pour travailler dans les grandes eaux, dans la vallée où beaucoup attendaient la délivrance.

Shavouot, tout comme la transfiguration est un temps momentané qui est destiné à nous lancer dans la bataille. Nul part dans la Bible il nous est dit de nous relacher, un repos comme le monde le veut  à cette période de l’année avec la préparation des vacances. Très peu pensent à cette période comme d’une descente de la Montagne vers les abîmes.

Ceux qui étaient descendus sur la mer dans des navires

Les disciples qui sont dans des barques et qui « travaillent »

ce sont les pêcheurs, ces croyants dans leur communauté respective qui flottent sur les eaux du monde pour pêcher les poissons. Parfois, certains sont même appelés par la Foi, à marcher sur ces eaux mouvementées.

Ceux-là virent les œuvres de l’Eternel et ses merveilles au milieu de l’abîme :

Ceux qui travaillent avec Dieu dans son œuvre peuvent voir celle-ci. Les chômeurs et les médisants ne peuvent rien voir. C’est en pleine mer, dans l’abîme des eaux mouvementées que la pêche est merveilleuse.

Saisis de vertige, ils chancelaient comme un homme ivre et toute leur habileté était anéantie

L’image des personnes qui sont remplis de l’Esprit sous une puissante effusion et qui perdent leur force car c’est dans leur faiblesse que Dieu se manifeste le mieux.

Qu’ils l’exaltent dans l’assemblée du peuple, et qu’ils le célèbrent dans la réunion des anciens !

Les saints sont appelés à exalter Dieu dans deux endroits différents : la kehila du rassemblement et la réunion des anciens, ce que nous dirions chez nous, le comité, les responsables d’assemblée.

Shavouot en Exode 34 :22 vient de shavouah - shaboua semaine, sept jours ; sept, période de sept (jours ou années), semaine, fête des semaines, septennat, sept années.
Shavouot en Lévitique 23 :15 est en réalité la fête des « sheva shabatot » « sept shabbat » est un tremplin pour la délivrance du monde, des hommes, juifs et non juifs dans le but de détruire les œuvres du diable, ce pourquoi le Fils de Dieu a paru.  « Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. » (1 Jean 3:8)

Si le shabbat hebdomadaire représente le repos en Dieu, l’adoration de sa Gloire, « sept shabbat » montre la plénitude dans le repos, décuplé par la Puissance de l’Effusion de son Esprit. Si on veut travailler pour le Seigneur, il nous faut nécessairement prendre un temps à part, une « année sabbatique » un temps de préparation de repos plus que simplement un shabbat.

Un « shavouot » est nécessaire.

Amen

Beth Yeshoua

 


pensée messianique du jour

Le Pain du Pardon

Dimanche le 7 juin 2009


« L’Eternel parla à Moïse, et dit: 22  Compte aussi les fils de Guerschon, selon les maisons de leurs pères, selon leurs familles; 23  tu feras le dénombrement, depuis l’âge de trente ans et au-dessus jusqu’à l’âge de cinquante ans, de tous ceux qui sont propres à exercer quelque fonction dans la tente d’assignation. 24  Voici les fonctions des familles des Guerschonites, le service qu’ils devront faire et ce qu’ils devront porter. 25  Ils porteront les tapis du tabernacle et la tente d’assignation, sa couverture et la couverture de peaux de dauphins qui se met par-dessus, le rideau qui est à l’entrée de la tente d’assignation; 26  les toiles du parvis et le rideau de l’entrée de la porte du parvis, tout autour du tabernacle et de l’autel, leurs cordages et tous les ustensiles qui en dépendent. Et ils feront tout le service qui s’y rapporte. 27  Dans leurs fonctions, les fils des Guerschonites seront sous les ordres d’Aaron et de ses fils, pour tout ce qu’ils porteront et pour tout le service qu’ils devront faire; vous remettrez à leurs soins tout ce qu’ils ont à porter. 28  Telles sont les fonctions des familles des fils des Guerschonites dans la tente d’assignation, et ce qu’ils ont à garder sous la direction d’Ithamar, fils du sacrificateur Aaron. » (Nombre 4 :21-28)

La Parasha Nasso commence avec (Nombre 4 :21-28).

La tradition juive des parashot commente les chapitres 5 et suivants en ce qui concerne les lois sur la femme infidèle et sur les défauts corporels. Le but est bien entendu de garder le peuple juif saint, sanctifié et mis à part pour l’Eternel son Dieu. Ces lois ont été données pour le peuple juif qui a été mis à part et à l’écart par Dieu pour rendre accessible le salut au monde païen.

Ce peuple dont le Seigneur veut dénombrer chaque âme qui vive est d’une importance capitale à ses yeux. Son amour pour lui est « éternel ». Le besoin de sanctification et de consécration des juifs doit être sans limite au point de sacrifier s’il le faut des personnes qui risqueraient de souiller le peuple tout entier et de freiner les projets d’avenir : ce peuple devait apporter en effet, des siècles plus tard, au travers des descendants de Rahab la prostituée : le Mashiah Yeshoua, le Goel – rédempteur « le salut devait venir des juifs ».

L’adultère considéré ici en Nombre 5 :6 était plus axé sur les déviances spirituelles vers des divinités païennes que vers l’adultère humain : le verset 6 le confirme « Parle aux enfants d’Israël : Lorsqu’un homme ou une femme péchera contre son prochain en commettant une infidélité à l’égard de l’Eternel, et qu’il se rendra ainsi coupable… ».

L’adultère physique de l’infidélité entre un homme et une femme est grave pour au moins trois raisons :

- l’adultère souillait le peuple juif tout entier qui se devait de rester sanctifié, différent des autres peuples polygames impurs, peuple témoin du Seul et Unique Vrai Dieu ;

- l’adultère physique ouvre dangereusement des portes : celles du corps, de l’âme et de l’esprit des pécheurs qui y tombent ; les esprits impurs viennent et s’y installent ;

- Finalement l’adultère physique représente typologiquement l’adultère spirituel de l’abandon du Seul Vrai Dieu, le Dieu d’Israël « le mari » « l’époux » au profit d’autres « amants », types de divinités païennes.

Le Seigneur Yeshoua en profite d’ailleurs pour relever la femme adultère en « provoquant » les pharisiens par un avertissement « les prostituées vous devanceront dans le Royaume de Dieu ». Les pharisiens par leur comportement hypocrite et leur cœur orgueilleux et replet étaient de loin plus adultères que la femme adultère.

Lorsque Dieu demande à Moïse de "compter" les fils d’Israël pour les prendre à son service, il les relève d’abord avant de les juger : le mot « compter » dans Nombre 4 :22 signifie en réalité « élever » et est le même mot utilisé dans : Psaume 4 : 6 « Plusieurs disent : Qui nous fera voir le bonheur ? Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Eternel ! ».

Nasa est  une racine primaire à la base des verbes « supporter », « soulever », « lever », « élever », « pardonner », « prendre », « suffire », « accorder une grâce, être chargé ».

L’Eternel est un Dieu de pardon qui relève la femme adultère et le pécheur. Il l’a supporte, il l’élève et lui accorde une grâce... avant de la prendre à son service...

Shalom

Beth Yeshoua



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