Vendredi 8 août 2008

NAISSANCE ET ENFANCE DE SAMUEL


Elcana s’unit à sa femme Anne, et le Seigneur exauça la prière de celle-ci. Anne devint enceinte, puis mit au monde un fils. Alors elle déclara : « Puisque je l’ai de-mandé au Seigneur, je lui donne le nom de Samuel. »

Par la suite, Elcana se rendit de nouveau à Silo avec sa famille pour y offrir au Seigneur le sacrifice annuel et un sacrifice particulier qu’il avait promis. Mais, cette fois, Anne n’alla pas avec son mari. Voici ce qu’elle lui avait expliqué : ‘‘J’attends que l’enfant soit sevré ; alors le l’amènerai à Silo, je le présenterai devant le Seigneur, et il restera là pour toujours.’’ Elcana avait répondu : ‘‘C’est bien ! Puisque tu le juge bon, reste ici avec lui jusqu’à ce qu’il soit sevré. Que le Seigneur tienne Sa promesse.’’ Anne était donc restée à Rama pour allaiter son fils.

Lorsqu’elle l’eut sevré, et bien qu’il fût encore tout jeune, elle l’emmena au sanctuaire du Seigneur à Silo. Elle et son mari avaient pris un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. Ils offrirent le taureau en sacrifice, puis ils conduisirent l’enfant auprès d’Héli. Anne dit à Héli : « Te souviens-tu de cette femme qui se tenait un jour ici, non loin de toi, pour prier le Seigneur ? Aussi vrai que tu es vivant, c’est moi. Voici l’enfant que je demandais dans ma prière. Le Seigneur  me l’a donné. A mon tour, je veux le donner au Seigneur ; pour toute sa vie, il appartiendra au Seigneur. » Et toute la famille se prosterna devant le Seigneur (1Samuel 1 :20-28).


ANNE REMERCIE LE SEIGNEUR

Alors Anne prononça cette prière : Grâce au Seigneur, j’ai de la joie plein le cœur. Grâce au Seigneur, j’ai la tête haute, je peux rire de mes ennemis. Je me réjouis : Dieu m’a secourue. Le Seigneur seul est Saint, Notre Dieu seul est un rocher. A part Lui, il n’y a pas de Dieu. Ne multipliez pas les paroles hautaines, ne prononcez plus de propos insolents, car le Seigneur est un Dieu qui sait tout, Il juge toutes les actions des hommes. Les guerriers puissant voient leurs arc se briser mais ceux qui étaient faibles retrouvent de la force. Ceux qui étaient rassasiés cherchent un gagne-pain mais ceux qui étaient affamés n’ont plus besoin de travailler. La femme stérile met au monde sept enfants mais celle qui en avait beaucoup perd sa fécondité. Le Seigneur fait mourir et fait vivre, Il fait descendre dans le monde des morts ou en délivre. Le Seigneur appauvrit et enrichit, Il abaisse, mais Il élève aussi. Il remet debout le misérable tombé à terre et le malheureux abandonné sur un tas d’ordures pour leur donner les places d’honneur en compagnie des gens importants. Au Seigneur appartient toute la terre, c’est Lui qui l’a posée sur ses colonnes. Il veille sur l’existence de ceux qui le respectent, mais ceux qui Le renient meurent dans les ténèbres. Car un homme ne peut pas triompher pas sa propre force. Du haut du ciel, Le Seigneur fait gronder le tonnerre pour écraser Ses ad-versaires, car Il est le Souverain Juge de la terre. Il rend  puissant le roi de son peuple, Il augmente le pouvoir du roi qu’Il a choisi.

Après cela, Elcana retourna chez lui à Rama ; mais le jeune Samuel demeura à Silo pour servir le Seigneur, sous la surveillance du prêtre Héli (1Samuel. 2 :1-11)


LA FAMILLE DE SAMUEL

Chaque année, la mère de Samuel confectionnait un petit manteau et l’apportait à son fils, quand elle se rendait avec son mari à Silo pour offrir le sacrifice annuel. Héli bénissait Elcana et sa femme, et disait à Elcana : « Que le Seigneur t’accorde d’avoir d’autre enfants de cette femme, pour remplacer celui qu’elle Lui a donné. » Ensuite ils retournaient chez eux. Le Seigneur intervint en faveur d’Anne : celle-ci mit au monde encore trois fils et deux filles. Quand au jeune Samuel, il grandissait devant le Seigneur.

Le prêtre Héli était devenu très vieux. Lorsqu’il apprit comment ses fils agissaient envers les Israélites, et que même ils couchaient avec les femmes qui étaient de service à l’entrée de la tente de la rencontre, il leur dit : « Qu’est-ce que j’apprends ? Tout le monde parle de votre mauvaise conduite ! Pourquoi agissez-vous ainsi ? Arrêtez, mes enfants ! Ce que j’entends raconter de vous dans le peuple du Seigneur est horrible. Si quelqu’un commet une faute contre un homme, Dieu peut arbitrer ; mais si un homme commet une faute contre le Seigneur, qui pourrait arbitrer ?

Mais ils ne tinrent aucun compte de ce que disait leur père. En effet le Seigneur avait décidé qu’ils devaient mourir.

Quand au jeune Samuel, il continuait de grandir et d’être  apprécié tant par le Seigneur que par les hommes (1Samuel, 2, 19-26).


LE CHÂTIMENT ANNONCÉ À HÉLI  ET À SA FAMILLE

Un prophète vint trouver Héli et lui dit : « Voici ce que déclare le Seigneur : Quand tes ancêtres étaient en Égypte  esclaves du Pharaon, tu sais bien que Je Me suis fait connaître à eux : parmi toutes les tribus d’Israël, c’est ton ancêtre Aaron que J’ai choisi pour qu’il devienne mon prêtre, chargé de présenter les sacrifices sur Mon autel, d’offrir le parfum et de Me consulter. Je lui ai même attribué, ainsi qu’à ses descendants, une part des sacrifices offerts par les Israélites. Alors, pourquoi traitez-vous sans respect les sacrifices et les offrandes que J’ai ordonné de présenter au sanctuaire ? Pourquoi vous engraissez-vous des meilleurs morceaux de ce que Mon peuple d’Israël M’apporte en offrande ? Pourquoi honores-tu tes fils plus que Moi-même ? Puisqu’il en est ainsi, voici ce que Je t’annonce, Moi, le Seigneur Dieu d’Israël : J’avais promis à ta famille, à ton clan même, que pour toujours vous seriez Mes prêtres ; mais main-tenant, J’affirme solennellement qu’il n’en est plus question. En effet, J’honore ceux qui M’honorent, mais ceux qui Me méprisent seront  méprisés à leur tour. Je ne vais pas tarder à retrancher de ta famille et de ton clan tous ceux qui sont dans la force de l’âge, afin qu’on n’y trouve plus de vieillards. Tu verras un rival s’occuper du sanctuaire. Tout  ira bien pour le peuple d’Israël, tandis que dans ta famille il n’y aura plus jamais de vieillards. Je maintiendrai pourtant un de tes descendant à proximité de Mon autel, pour y être rongé de jalousie et de désespoir, tandis que tous les autres seront mort.

« Tu auras une preuve de ce que J’affirme dans ce qui arrivera à tes deux fils, Hofni et Pinhas : ils mourront tous les deux le même jour. Ensuite, Je Me choisirai un prêtre fidèle, qui agira selon ce que Je désire ; Je lui accorderai des descendants qui seront prêtres sans interruption, au côté du roi que J’aurai désigné. Alors, le survivant de ta famille ira se jeter à genoux devant le  prêtre pour obtenir une pièce d’argent ou une miche de pain, et lui dira : ‘‘Je t’en supplie, accorde-moi n’importe quelle occupation aux côté des prêtres, afin que j’ai de quoi manger,’’ » (1Samuel, 2 :27-36)

Quant au jeune Samuel, il servait le Seigneur, sous la surveillance d’Héli (1Samuel, 3 :1)


DIEU ÉTABLIT SAMUEL COMME PROPHÈTE

En ce temps-là il était rare que le Seigneur parle directement à un homme ou lui accorde une vision.

Une nuit, le prêtre Héli, qui était devenu presque aveugle, dormait à sa place habituelle. Samuel aussi dormait. Il était dans le temple du Seigneur, près du coffre sacré. Avant l’aube, alors que la lampe du sanctu-aire brûlait encore, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci répondit : ‘‘Oui, Maître’’, puis il accourut auprès d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé ; me voici ! » - « Je ne t’ai pas appelé, dit Héli ; retourne te coucher. »

Samuel alla se recoucher. Une seconde fois le Seigneur appela: ‘‘Samuel !’’ L’enfant se leva et revint dire à Héli : « Tu m’as appelé ; me voici ! » - « Non, mon enfant ! répondit Héli, je ne t’ai pas appelé ; retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore personnellement le Seigneur, car Celui-ci ne lui avait jamais parlé directement jusqu’alors.

Pour la troisième fois, le Seigneur appela : ‘‘Samuel !’’ Samuel se leva, revint trouver Héli et lui dit : « Tu m’as appelé ; me voici ! » Cette fois, Héli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant. Il lui dit alors : « Va te recoucher.  Et si on t’appelle de nouveau, tu répondras : ‘‘Parle, Seigneur, ton serviteur écoute !’’ » Samuel alla donc se recoucher à sa place.

Le Seigneur vint et se tint là ; comme les autres fois, Il appela : ‘Samuel, Samuel !’’ L’enfant répondit : « Parle, Ton serviteur écoute. » Le Seigneur déclara à Samuel : « Je vais frapper Israël d’un malheur tel qu’il fera l’effet d’un coup de tonnerre sur ceux qui l’apprendront. Ce jour-là, Je réaliserai à l’égard d’Héli et de sa famille tous les malheurs dont Je les ai menacés, sans rien négliger. Je l’ai averti que Je condamnais sa famille pour toujours ; en Israël, ses fils ont péché en me traitant avec mépris, et lui, qui savait cela, les a laissés faire. C’est pourquoi J’ai juré à la famille d’Héli que ni sacrifices      ni offrandes ne pourront jamais faire oublier son péché.

Samuel resta couché jusqu’au matin. Puis il alla ouvrir les portes du sanctuaire. Il craignait de raconter sa vision à Héli ; mais Héli l’appela : « Samuel, mon enfant! » - « Oui, Maître », répondit-il. « Que t’a dit le Seigneur ? demanda Héli ; ne me cache rien. Si tu me caches un seul mot de ce que Dieu t’a dit, je veux qu’Il t’inflige la plus terrible des punitions. » Alors Samuel lui raconta tout, sans rien cacher. Héli déclara: « Il est le Seigneur! Qu’Il fasse ce qu’Il juge bon. »

Samuel devint grand. Le Seigneur était avec lui, si bien qu’aucune des Paroles que Samuel prononçait de Sa part ne restait sans effet. C’est ainsi que dans tout le pays d’Israël, de Dan à Berchéba, on sut que Samuel était un vrai prophète du Seigneur.

Le Seigneur continua de Se manifester à Silo : en effet, c’est là qu’Il Se révélait à Samuel pour lui faire connaître Sa Parole, et Samuel transmettait Cette Parole à tout le peuple d’Israël. (1Samuel, 3:2-21)


LES PHILISTINS VAINCUS.  SAMUEL, CHEF D’ISRAËL

Après que le coffre sacré du Seigneur eut été déposé à Quiriat-Yéarim, beaucoup de temps s’écoula, une vingtaine d’années. Les Israélites aspiraient à se rapprocher du Seigneur. Alors Samuel leur dit : « Si c’est  de  tout  votre cœur que vous revenez au Seigneur, cessez d’a-dorer les idoles d’Astarté et de tous les autres dieux étranger ; attachez-vous au Seigneur et servez-Le, Lui seul ; alors Il vous sauvera du pouvoir des Philistins. »

Les Israélites rejetèrent donc les idoles des dieux Baals et de la déesse Astarté, et ils adorèrent le Seigneur seul. Samuel ordonna ensuite : « Que tout le peuple se rassemble à Mispa ; là je prierai le Seigneur en votre faveur. »

Les Israélites se rassemblèrent à Mispa. Ils puisèrent de l’eau, la répandirent sur le sol devant le Seigneur et jeûnèrent ce jour-là. Enfin ils confessèrent qu’ils étaient coupable envers le Seigneur. C’est là, à Mispa, que Samuel devin le chef du peuple d’Israël.

Lorsque les Philistins apprirent que les Israélites étaient rassemblés à Mispa, leurs cinq chefs décidèrent d’aller les attaquer. A cette nouvelle, les Israélites furent effrayés et ils dirent à Samuel : « Ne nous abandonne pas ! Ne cesse pas de supplier le Seigneur Notre Dieu en notre faveur, pour qu’il nous sauve du pouvoir des Philistins. »

Samuel prit un tout jeune agneau et l’offrit en sacrifice au Seigneur en le brûlant complètement ; puis il supplia le Seigneur en faveur des Israélites et le Seigneur l’exauça. En effet, tandis que Samuel offrait le sacrifice, les Philistins s’étaient avancés pour attaquer Israël ; mais alors, le Seigneur fit retentir le tonnerre à grand fracas, jetant la confusion dans l’armée des Philistins, qui furent battus par les Israélites. L’armée d’Israël sortit de Mispa, poursuivit les Philistins  jusqu’au-dessous de Bet-Kar et les battit complètement. Samuel s’écria : ‘‘Jusqu’ici le Seigneur nous a secourus’’. Il prit alors une pierre, la dressa entre Mispa et La Dent et l’appela ‘‘Pierre-du-secours’’.

Les Philistins furent humiliés par cette défaite. Le Seigneur leur fit sentir Sa Puissance tant que vécut Samuel, et ils ne recommencèrent plus à envahir le territoire d’Israël. Les localités que les Philistins avaient prises aux Israélites, dans la région située entre Écron et Gat, furent rendues Israélites ; cette région fut ainsi libérée de la domination des Philistins. La paix régna également entre les Israélites et les Amorites.

Samuel fut le chef du peuple d’Israël jusqu’à sa mort. Chaque année il se mettait en route et passait par Béthel, Guilgal et Mispa, pour rendre la justice dans ces trois villes. Puis il rentrait chez lui, à Rama, où il rendait aussi la justice pour les Israélites. C’est là qu’il construisit un autel pour le Seigneur (1Samuel, 7 :2-17)


LES ISRAÉLITES DEMANDENT UN ROI

Quand Samuel fut devenu vieux, il plaça ses fils à la tête du peuple d’Israël. Son fils aîné s’appelait Joël et le second Abia. Ils s’installèrent à Berchéba pour y rendre la justice. Mais ils ne suivirent pas l’exemple de leur père. Attirés par l’argent, ils acceptèrent des cadeaux et pro-nonçaient des jugements injuste. C’est pourquoi les anciens d’Israël se réunirent et se rendirent chez Samuel à Rama ; ils lui déclarèrent : « Vois-tu, Samuel, tu es vieux, et tes fils ne suivirent pas ton exemple. Désigne donc un roi pour nous gouverner, comme cela se fait chez les autres peuples. »

Samuel fut très mécontent qu’ils aient demandé un roi et il se mit à prier le Seigneur. Le Seigneur lui répondit : « Écoute les Israélites, accepte leurs reven-dications. En effet, ce n’est pas toi qu’ils rejette, c’est  Moi ! ils ne veulent plus que JE SOI LEUR ROI. Depuis le jour où Je les ai fait sortir d’Égypte jusqu’à maintenant, ils n’ont pas cessé de M’abandonner pour adorer d’autre dieux ; ce qu’ils ont ainsi fait avec Moi, ils vont maintenant le faire avec toi aussi. C’est pourquoi, accepte leurs revendications; seulement, avertis-les solennellement et indique-leur quels seront les droits du roi qui régnera sur eux. » (1Samuel, 8 :1-9)


LES DROITS DU ROI

Samuel rapporta les Paroles du Seigneur à ceux qui lui avait demandé un roi : « Sachez, leur dit-il, quels seront les droits du roi qui régnera sur vous : Il prendra parmi vos fils des soldats pour conduire ses chars de guerre, pour monter ses chevaux, ou pour courir devant son propre char ; certain auront à commander un régiment ou une compagnie. Il en prendra d’autre pour labourer ses champs et rentrer ses moissons, ou pour lui fabriquer des armes et des équipements de chars. Il prendra aussi vos filles comme parfumeuses, cuisinières ou boulangères. Il s’appropriera les meilleurs de vos champs, de vos vignes ou de vos plantations d’oliviers et les donnera à ses officiers ; il prélèvera sur les produits de vos champs et de vos vignes une redevance de dix pour cent, qu’il donnera à ses fonctionnaires et à ses officiers. Il réqui-sitionnera vos serviteurs et vos servantes, les plus forts de vos jeunes gens, et même vos ânes, pour travailler à son service. Il prélèvera une bête sur dix dans vos troupeaux de moutons et de chèvres. En un mot, vous serez ses esclaves. Alors vous vous plaindrez au Seigneur à cause du roi que vous vous serez choisi, mais Il ne vous répondra pas. »

Les Israélites refusèrent de tenir compte des Paroles de Samuel et déclarèrent : « Tant pis, nous voulons quand même un roi, pour être comme tous les autres peuples. Nous voulons un roi qui rende la justice parmi nous, qui marche à la tête de notre armée et qui combatte avec nous. » Samuel écouta tout ce que disaient les Israélites et le rapporta au Seigneur. Le Seigneur lui répondit : « Accorde-leur ce qu’ils demandent : donne-leur un roi. » Après cela, Samuel invita les Israélites à retourner chez eux (1Samuel, 8, 10-22).


SAMUEL CONSACRE SAÜL  COMME ROI D’ISRAËL

Samuel prit alors le flacon d’huile qu’il avait emporté et le versa sur la tête de Saül. Puis il embrassa Saül et lui dit : « Le Seigneur Lui-même t’a consacré comme chef du peuple qui Lui appartient. Tout à l’heure tu vas me quitter. À Selsa, dans le territoire de Benjamin, tu rencontreras deux hommes près de la  tombe de Rachel et ils te diront : ‘‘Les ânesses que tu cherches sont retrouvées ; ton père ne s’en soucie donc plus, mais il s’inquiète de vous et se demande ce qu’il doit faire pour retrouver son fils.’’ Tu continueras ton chemin et tu arriveras près du chêne de Tabor. Là, tu rencontreras trois hommes qui se rendent au sanctuaire de Béthel, l’un portant trois chevreaux, le deuxième trois galettes de pain, et le troisième une outre de vin. Ils te deman-deront si tout va bien et t’offrirons deux pains que tu accepteras. Ensuite, tu te rendras à Guibéa-Élohim, où se trouvent les gouverneurs philistins. Lorsque tu arriveras près de la ville, tu rencontreras un groupe de prophètes qui descendent du lieu sacré, précédés de joueurs de harpes, de tambourins, de flûtes et de lyres; eux-mêmes seront en pleine excitation prophétique. Alors l’Esprit du Seigneur  S’emparera de toi ; tu seras saisi de la même excitation  qu’eux et tu deviendras un autre homme. Quand tous ces événements se seront produits, tu sauras que Dieu est vraiment avec toi. Dès lors, agis selon les circonstances. Tu devras encore descendre à Guilgal avant moi; je t’y rejoindrai plus tard, pour offrir des sacrifices complets et des sacrifices de communions. Tu m’y attendras sept jours ; quand je serai là, je te communiquerai ce que tu devras faire. »

Dès que Saül eut quitté Samuel, Dieu le transforma profondément. Et tous les événements annoncés par Samuel s’accomplirent ce même jour. Ainsi, lorsque Saül et son serviteur arrivèrent à Guibéa, ils rencontrèrent un groupe de prophètes ; l’Esprit de Dieu s’empara de  Saül, qui se joignit à eux et fut saisi de la même excitation prophétique. Tous ceux qui le connaissaient de longue date et qui le virent tout excité au milieu des prophètes se demandèrent les uns aux autres : ‘‘Qu’est-il arrivé au fils de Quich ? Est-ce que Saül, lui aussi, est devenu prophète ?’’ L’un d’eux ajouta : ‘‘Et les autres, qui est leur maître ?’’ De là est né le proverbe qui dit : ‘‘Est-ce que Saül, lui aussi, est devenu prophète ?’’

Lorsque Saül eut retrouvé son calme, il se rendit au lieu sacré. Son oncle lui demanda : « Où êtes-vous allés, toi et ton serviteur ? » - « À la recherche des ânesses, répondit Saül. Mais nous ne les avons pas retrouvées, et nous sommes allés consulter Samuel. » - « Raconte-moi donc ce que Samuel vous a dit », reprit l’oncle. « Il nous a simplement annoncé que les ânesses étaient retrouvées », affirma Saül. Mais il ne lui raconta rien de ce que Samuel lui avait dit au sujet de la royauté (1Samuel, 10 :1-16)


SAÜL DÉSIGNÉ ROI  PAR LE TIRAGE AU SORT

Samuel convoqua les Israélites au sanctuaire de  Mispa. Il leur dit : « Voici ce que déclare le Seigneur Dieu d’Israël : ‘‘C’est Moi qui vous ai fait sortir d’Égypte, vous, le peuple d’Israël ; c’est Moi qui vous  ai délivrés de la domination des Égyptiens et de celle des autres royaumes qui vous ont opprimés.’’ Or vous, maintenant, continua Samuel, vous avez rejeté Votre Dieu, qui pourtant vous a sauvés aux jours de malheur et d’angoisse, et vous M’avez dit : ‘‘Donne-nous un roi !’’. Eh bien, venez donc vous présenter devant le Seigneur, par tribus puis par clans. »

Samuel fit avancer chaque tribu d’Israël et tira au sort : le Seigneur désigna la tribu de Benjamin. Il fit alors avancer chaque clan de la tribu de Benjamin, et le clan de Matri fut désigné. Enfin, dans ce clan, Saül, fils de Quich, fut désigné. On le chercha, mais sans réussir à le trouver. On interrogea de nouveau le Seigneur : « Cette homme est-il venu ici ? » - « Allez voir parmi les bagages, répondit le Seigneur ; il y est caché. » On y courut, on l’en ramena, et il se présenta au milieu du peuple : Il dépassait tout le monde d’une tête !

Samuel dit au peuple : Regardez ! Voici celui que le Seigneur a choisi. Il n’a pas son pareil dans tout le peuple. » Alors tous poussèrent des acclamations et crièrent : ‘‘Vive le roi !’’ Ensuite, Samuel énuméra devant eux les droits et devoirs du roi, puis il les écrivit dans un livre qu’il déposa dans le sanctuaire. Enfin il renvoya les Israélites chez eux. De son côté, Saül rentra chez lui à Guibéa, accompagné d’une troupe de partisans que Dieu lui avait suscités. Mais il eux aussi des vauriens pour dire : ‘‘Comment cet individu pourrait-il nous sauver ?’’ En effet, ils le méprisaient et ne lui apportèrent pas de cadeau. Mais Saül  resta indifférent (1Samuel, 10 :17-27).


DISCOURS DE SAMUEL AUX ISRAÉLITES

Samuel dit aux Israélites : « Eh bien, je vous ai accordé tout ce que vous m’avez demandé : J’ai établi un roi sur vous.  Désormais c’est lui qui vous dirigera, car moi, je suis maintenant vieux et usé – mes fils sont des adultes, comme vous. Je vous ai dirigés depuis ma jeunesse jusqu’à ce jours. C’est pourquoi je me tiens devant vous : en présence du Seigneur et du roi qu’Il a choisi, portez vos accusations contre moi, si vous en avez. Ai-je volé le bœuf de quelqu’un ? Ou l’âne de quelqu’un ? Ai-je exploité quelqu’un ? Ou causé du tort à quelqu’un ? Ai-je accepté un cadeau de quelqu’un, pour fermer les yeux sur ses agissements ? Si c’est le cas, je vous rendrai ce que je vous ai pris. » Les Israélites répondirent : « Tu  ne nous as ni exploités, ni causé du tort, et tu ne t’es jamais laissé acheter par un cadeau. » Samuel reprit : Le Seigneur et le roi sont donc témoins aujourd’hui que vous n’avez rien à me reprocher. » - « C’est exact », répondirent-ils.

Samuel leur dit encore : « Le Seigneur en est témoin, Lui qui S’est servi de Moïse et Aaron pour faire sortir d’Égypte vos ancêtres. Maintenant donc, comparaissez en justice devant le Seigneur. Je vous rappellerai d’abord tous les bienfaits qu’Il vous a accordés, à vous et à vos ancêtres. Après que Jacob et les siens se furent rendus en Égypte, vos ancêtres, persécutés, ont appelé le Seigneur à l’aide ; le Seigneur a envoyé Moïse et Aaron pour les faire sortir d’Égypte et les installer dans ce pays-ci. Mais vos ancêtres ont ensuite oublié le Seigneur leur Dieu. C’est pourquoi Il a permis à Sisra, général de l’armée de Hassor, aux Philistins et au roi de Moab, de les combattre et de les vaincre. Vos ancêtres ont de nouveau appelé le Seigneur à l’aide ; ils ont déclaré : ‘‘Seigneur, nous sommes coupable, car nous T’avons abandonné pour adorer les idoles des dieux Baals et de la déesse Astarté. Mais maintenant, délivre-nous de nos ennemis et nous Te servirons !’’ Alors le Seigneur à envoyé Gédéon, Bédan, Jefté, et finalement moi, Samuel, pour vous délivrer des ennemis qui vous entouraient. Ainsi vous avez pu habiter en sécurité dans le pays. Mais quand vous avez vu Nahach, roi des Ammonites, venir vous attaquer, vous m’avez dit: nous voulons un roi : ‘‘Nous voulons un roi !’’ COMME SI LE SEIGNEUR N’ÉTAIT PAS VOTRE ROI. Eh bien, vous l’avez, le roi que vous avez choisi, vous l’avez demandé et le Seigneur vous l’a accordé. Si désormais vous respectez servez le Seigneur Votre Dieu, si vous Lui obéissez sans vous révolter contre Ses commandements, si vous Le suivez, vous et votre roi, tout ira bien. Mais si vous  ne Lui obéissez pas, si vous vous révoltez contre Ses commandements, le Seigneur vous fera sentir Sa Puissance, à vous comme autrefois à vos ancêtres. Et maintenant, tenez-vous prêts à regarder le grand prodige que le Seigneur va accomplir sous vos yeux : C’est l’époque de la moisson du blé, n’est-ce pas ? Je vais prier le Seigneur, et Il fera gronder le tonnerre et tomber la pluie. Ainsi vous découvrirez la grandeur de la faute que vous avez commise envers le Seigneur en demandant un roi. »

Samuel pria le Seigneur, qui, le jour même, fit gronder le tonnerre et tomber la pluie. Alors tout le peuple fut rempli d’une grande crainte à l’égard du Seigneur et de Samuel, et ils dirent à Samuel : « Supplie le Seigneur ton Dieu en notre faveur, afin que nous ne mourions pas, car à tous nos péchés, nous avons ajouté celui de demander un roi. » - « N’ayez pas peur, répondit  Samuel. Certes, vous avez commis cette faute grave. Mais ne vous détournez plus du Seigneur, servez-Le de tout votre cœur. Si vous vous détournez de Lui, ce serait pour servir des faux dieux, incapables de secourir ou de sauver quelqu’un, puisqu’ils sont des faux dieux. Le Seigneur ne vous abandonnera pas, car c’est Lui-même qui a voulu faire de vous Son peuple, et Il tient à préserver Son Nom. Quand à moi, je me garderai bien de péché contre le Seigneur en cessant de prier pour vous ; je continuerai de vous indiquer le bon et droit chemin. De votre côté, reconnaissez l’Autorité du Seigneur, servez-Le sincèrement, de  tout votre cœur, et considérez tous les grands prodiges qu’Il a accomplis en votre faveur. Mais si vous faites le mal, vous serez détruits, vous et votre roi.» (1Samuel, 12 )



Par Pseudo : Hecto - Publié dans : PRIÈRES - Communauté : Parole de Dieu
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