L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
MOÏSE BÉNIT LES DOUZE TRIBUS D’ISRAËL
Avant de mourir, Moïse, l’homme de Dieu, prononça sur les Israélites les bénédictions que voici :
‘‘Q la tribu de Ruben vive ! Qu’elle ne cesse jamais d’exister, même si elle est peut nombreuse.’’
Au sujet des descendants de Juda, Moïse déclara : ‘‘Seigneur, écoute l’appel de Juda, réconcilie les Judéens avec leurs compatriotes ! Ils ont courageusement pris leur sort en main ; aide-les quand leurs ennemis les attaquent.’’
Au sujet des descendants de Lévi, Moïse déclare : ‘‘Seigneur, Tu as confié les dés sacrés à Tes fidèles serviteurs, les descendants de Lévi, après les avoir mis à l’épreuve à Massa et les avoir jugés dans l’affaire de Mériba. Ils ont montré plus d’Amour pour Toi que pour leurs parents, leurs frères ou leurs enfants, lorsqu’ils ont obéi à Ton ordre et respecté ainsi Ton Alliance. Ce sont eux qui enseignent aux Israélites les Commandements de Ta Loi, et qui présentent sur Ton autel les offrandes de parfum et les sacrifices complets. Seigneur, renouvelle leurs forces et bénis tout ce qu’ils entreprennent. Brise la résistance de leurs adversaires pour qu’ils ne se redressent plus jamais.’’
Au sujet des descendants de Benjamin, Moïse déclara : ‘‘Benjamin, la tribu bien-aimée du Seigneur, demeure en sécurité auprès de Son Dieu ; Il protège jour après jour, Il habite au milieu d’eux.’’
Au sujet des descendants de Joseph, Moïse déclara : ‘‘Leurs terres sont bénies par le Seigneur : elles reçoivent la rosée du ciel et l’eau qui monte des profondeurs du sol ; le soleil fait pousser les plantes, chaque mois mûrissent de nouvelles récoltes. Couverte de montagnes et de collines, la région a de tout temps été fertile. Que les richesses de ce pays si prospère, et la faveur du Dieu présent dans le buisson se répandent sur la tribu de Joseph, lui qui fut le chef de ses frères. Honneur à Joseph ! Il est fort comme un taureau. Comme le buffle antique, il est armé de deux puissantes cornes au moyen desquelles il frappe les nations et les repousse jusqu’aux extrémités de la terre. L’une des cornes, c’est la multitude d’Éfraïm, l’autre, les troupes nombreuses de Manassé.’’
Au sujet des descendants de Zabulon et d’Issakar, Moïse déclara: ‘‘Zabulon, jouis de ton activité com-merciale, et toi, Issaka, de la tranquillité sous tes tentes ! Vous inviterez vos voisins sur une montagne sacrée pour y offrir des sacrifices selon les règles, car vous tirez votre richesse de la mer et des trésors cachés dans le sable.’’
Au sujet des descendants de Gad, Moïse déclare : «’’Louez soit le Seigneur, qui donne à Gad un vaste territoire ! Comme un lion, Gad s’est couché, prêt à déchirer sa proie des pattes jusqu’à la tête. Gad s’est attribué la meilleure part du pays, il s’est réservé une part digne d’un commandant. Il a rejoint ensuite les chefs du peuple, il a accompli le plan du Seigneur et Ses ordres en faveur d’Israël.’’
Au sujet des descendants de Dan, Moïse déclara : ‘‘Dan est comme un jeune lion qui bondit du Bachan.’’
Au sujet de Neftali, Moïse déclara : ‘‘Neftali est couvert de faveurs, comblé de bienfaits par le Seigneur. Qu’il étende son territoire vers l’ouest et vers le sud !’’
Au sujet des descendants d’Asser, Moïse déclare : ‘‘Béni soit Asser, parmi les fils de Jacob ! Que ses frères lui témoignent leur affection ! L’huile de ses olives est si abondante qu’il pourrait y baigner ses pieds. Il est a l’abri derrière ses portes aux verrous de fer ou de bronze. Que sa force dure autant que sa vie !’’
Puis Moïse dit encore : ‘‘Yechouroun, aucun dieu n’est semblable à Ton Dieu ! Plein de Majesté, Il chevauche les nuages et traverse le ciel pour venir à ton aide. Depuis toujours, Il est ton refuge ; depuis toujours, Sa puissance est grande ici-bas. C’est Lui qui chasse tes ennemis de
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
Gédéon
Anne -
Samuel
LES MADIANITES OPPRIMENT ISRAËL
Les Israélites firent de nouveau ce qui déplaît au Seigneur. C’est pourquoi il les livra aux Madianites pendant sept ans. Les Madianites opprimaient durement Israël. Pour leur échapper, les Israélites utilisèrent les couloirs, les cavernes et les endroits escarpés des mon-tagnes. Chaque fois que les Israélites avaient ensemencé leurs champs, les Madianites venaient les attaquer, avec les Amalécites et des nomades de l’Orient. Ils campaient sur leurs terres et détruisaient les produits du sol jusqu’à proximité de Gaza. Ils ne laissaient rien à manger aux Israélites, ils ne leur laissaient ni moutons, ni bœufs, ni ânes. En effet, ils se déplaçaient avec leurs troupeaux et leurs tentes, ils arrivaient en masse comme les sauterelles ; ils étaient si nombreux, eux et leurs chameaux, qu’on ne pouvait pas les compter. Ils envahissaient le pays et le dévastaient. Ainsi, les Israélites furent plongés dans une telle misère par les Madianites qu’ils appelèrent le Seigneur à leur secours.
Lorsque les Israélites demandèrent au Seigneur de les libérer des Madianites, Il leur envoya un prophète qui leur dit : « Voici ce que déclare le Seigneur Dieu d’Israël : ‘‘Je vous ai fait sortir d’Égypte, le pays où vous étiez esclaves. Je vous ai délivrés des Égyptiens et de tous ceux qui vous opprimaient. J’ai chassé vos ennemis au fur et à mesure que vous avanciez et Je vous ai donné leur pays. Je vous ai rappelé que J’étais le Seigneur Votre Dieu et que vous ne devez pas adorer les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Mais vous ne M’avez pas écouté !’’»(Juges 6,1-10)
DIEU CHARGE GÉDÉON DE SAUVER ISRAËL
L’Ange du Seigneur vint au village d’Ofra. Il s’assit sous le chêne situé dans la propriété de Yoach, un homme du clan d’Abiézer. Gédéon, fils de Yoach, était en train de battre le blé dans le pressoir à raisin, pour ne pas être vu des Madianites. L’Ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Le Seigneur est avec toi, valeureux combattant ! »
Gédéon répondit : « Pardon, Mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tous ces malheurs nous sont ils arrivés ? Où sont donc tous ces prodiges dont nous parlaient nos pères quand ils nous racontaient que le Seigneur les avait fait sortir d’Égypte ? En réalité, le Seigneur nous a abandonnés, Il nous a livrés aux Madianites. » Le Seigneur se tourna vers lui et lui dit : « Avec la force que tu as, va délivrer Israël des Madianites. C’est Moi qui t’envoie. » - « Je T’en prie, Seigneur, répondit Gédéon, comment pourrais-je sauver Israël ? Mon clan est le plus faible de la tribu de Manassé et moi, je suis le plus jeune de ma famille. » Alors le Seigneur déclara : « Je serai avec toi, c’est pourquoi tu battras les Madianites comme s’ils n’étaient qu’un seul homme. »
Gédéon reprit : « Si Tu m’accordes Ta faveur, donne-moi une preuve que c’est bien toi, le Seigneur, qui me parles. Ne T’en va pas avant que je soit revenu avec l’offrande que je désire Te présenter. » Le Seigneur répondit : « Je resterai ici jusqu’à ton retour. »
Gédéon alla donc préparer un chevreau ainsi que des pains sans levain confectionnés avec trente kilos de farine. Il mit la viande dans une corbeille et le jus dans un pot, il les apporta sous le chêne et les présenta à l’Ange de Dieu. l’Ange lui dit : « Va poser la viande et les pains sur ce rocher, puis verse le jus par-dessus.
Gédéon obéit. Alors l’Ange du Seigneur étendit la main et, avec l’extrémité du bâton qu’Il tenait, Il toucha la viande et les pains. Le feu jaillit du rocher et brûla la viande et les pains. Puis l’Ange disparut. Gédéon comprit alors que c’était l’Ange du Seigneur et il s’écria : « Malheur à moi, Seigneur Dieu ! J’ai vraiment vu Ton Ange face à face ! »
Mais le Seigneur lui dit : « Sois en paix, n’aie pas peur, tu ne mourras pas. »
A cet endroit Gédéon construit un autel pour le Seigneur, et il l’appela ‘‘Le Seigneur donne la Paix’’. Cet autel se trouve maintenant encore à Ofra, village du clan d’Abiézer (Juges 6, 11-24)
GÉDÉON DÉMOLIT L’AUTEL DU dieu BAAL
Cette nuit-là, le Seigneur ordonna à Gédéon : « Prends le taureau de ton père, le second, celui qui a sept ans. Démolis l’autel de Baal que possède ton père et coupe le poteau sacré dressé à côté. Au sommet de cette colline, construis ensuite pour le Seigneur Ton Dieu un autel bien aménagé. Tu prendras le taureau et tu l’offriras en sacrifice complet, en utilisant pour le feu le bois du poteau sacré que tu auras coupé. »
Gédéon choisit dix de ses serviteurs pour faire ce que le Seigneur lui avait ordonné. Mais il le fit de nuit, car il avait peur d’agir en plein jour à cause de sa famille et des habitants du village. Le matin, à leur réveil, les gens du village constatèrent que l’autel de Baal avait été démoli, que le poteau sacré dressé à côté avait été coupé et qu’un taureau avait été offert en sacrifice complet sur l’autel nouvellement construit.
« Qui a fait cela ? » Se demandèrent-ils les uns les autres. Ils se renseignèrent, firent des recherches et
dé-couvrirent que c’était Gédéon, fils de Yoach. Ils dirent alors à Yoach :
« Amène-nous ton fils pour que nous le mettions à mort, car il a détruit l’autel de Baal et coupé le poteau sacré dressé à côté. »
Yoach répondit à tous ceux qui faisaient front contre lui :
« Est-ce à vous de défendre la cause de Baal et de venir à son secours ? Quiconque défendra sa cause sera mis à mort avant demain matin. Si Baal est Dieu, qu’il se
défende lui-même, car c’est son autel qui a été détruit ! »
A partir de ce moment-là, on appela Gédéon Yerou- baal – que Baal se défende-, à cause de la parole de Yoach : ‘‘Que Baal se défende lui-même, car c’est son autel qui a été détruit ! » (Juges 6 :25-32)
GÉDÉON DEMANDE UNE PREUVE À DIEU
Les Madianites, les Amalécites et les nomades de l’Orient se rassemblèrent, traversèrent le Jourdain et installèrent leur camp dans la plaine de Jizréel. Mais l’Esprit du Seigneur s’empara de Gédéon. Celui-ci sonna de la trompette pour appeler les hommes du clan d’Abiézer à le suivre. Il envoya des messagers dans tout le territoire de Manassé pour appeler les hommes de la tribu à le suivre également. Il envoya encore des messa-gers dans les tribus d’Asser, de Zabulon et de Neftali, dont les hommes vinrent se joindre à lui.
Gédéon dit à Dieu : « Tu as déclaré que Tu Te serviras de moi pour délivrer Israël. Eh bien, je vais étendre une toison de laine à l’endroit où l’on bat le blé. Si, durant la nuit, la rosée se dépose seulement sur la toison et que le sol tout autour reste sec, j’aurais la preuve que Tu Te serviras de moi pour délivrer Israël comme Tu l’as affirmé. »
Et c’est ce qui arriva. Le lendemain matin, Gédéon alla presser la toison et il en fit sortir assez de rosée pour remplir d’eau un bol. Il dit alors à Dieu : « Ne Te mets pas en colère contre moi, si je Te demande une dernière fois quelque chose. Je voudrais obtenir une nouvelle preuve grâce à la toison : il faudra, cette fois, que la toison seule soit sèche et qu’il y ait de la rosée sur le sol tout autour ! »
Cette nuit-là, Dieu réalisa la demande de Gédéon : seule la toison resta sèche et le sol tout autour se couvrit de rosée (Juge 6 :33-40).
TROIS CENTS HOMMES POUR GÉDÉON
Tôt le matin, Gédéon, dit Yeroubaal, se mit en route avec ses troupes et ils allèrent camper près de la source de Harod. Le camp madianite se trouvait plus au nord, dans la plaine, du côté de la colline de Moré.
Le Seigneur dit à Gédéon : « Tes troupes sont trop nombreuses pour que Je leur accorde la victoire sur les
Madianites. Les Israélites se vanteraient d’avoir vaincu par leur propre force et s’attribueraient ainsi une gloire qui Me revient. Tu vas donc annoncer ceci devant tes troupes : ‘‘Que tous
ceux qui tremblent de peur s’éloignent du Mont Galaad et retournent chez eux.’’ »
Vingt-deux mille d’entre eux s’en retournèrent et il en resta dix mille. Mais le Seigneur dit à Gédéon : « Les troupes sont encore trop nombreuses. Fais-les
descendre au bord du torrent et la Je ferai un tri pour toi. Je te durai qui doit aller avec toi et qui ne le doit pas. »
Gédéon fit descendre ses troupes au bord du torrent. Puis le Seigneur lui dit : « Ceux qui laperont l’eau avec la langue comme le font les chiens, tu les sépareras de ceux qui s’agenouilleront pour boire. » Il y eut trois cents hommes qui prirent de l’eau dans leur main pour la porter à la bouche et la laper ; tous les autres s’agenouillèrent pour boire. Le Seigneur dit à Gédéon : « Avec les trois cents hommes qui ont lapé l’eau, Je sauverai Israël en te livrant les Madianites. Quand aux autres, qu’ils retournent tous chez eux. »
Gédéon retint avec lui les trois cents hommes et renvoya les autres Israélites chez eux, mais l’on garda les provisions et les trompettes des partants.
Le camp des Madianites se trouvait plus bas dans la plaine.
Cette nuit-là, le Seigneur dit à Gédéon : « Debout ! Descends attaquer le camp madianite, car Je te le livre. Si tu as peur de l’attaquer, descends-y d’abord avec
Poura, ton serviteur. Tu entendras ce que l’on dit l`à-bas, et ensuite, tu auras le courage de partir à l’attaque. » Gédéon descendit avec son serviteur jusqu’aux avant-poste du camp. Les
Madianites, les Amalécites et les nomades de l’Ouest étaient répandus dans la plaine, en aussi grand nombre que des sauterelles ; leurs chameaux étaient innombrables, comme les grains de sable
au bord de la mer. Au moment où Gédéon arriva, un homme était en train de raconter un rêve à un camarade : « J’ai fait un rêve, lui disait-il. Je voyais un pain d’orge rouler à travers
notre camp : il vint heurter une tente, la renversa et la mit sans dessus dessous. » Son camarade répondit : « Cela ne peut représenter rien d’autre que l’épée de Gédéon l’Israélites, le fils
de Yoach. Dieu a décidé de nous livrer à lui avec tout le amp. »
Quand Gédéon eut entendu le récit du rêve et son interprétation, il s’inclina jusqu’à terre pour remercier Dieu. Puis il retourna au camp israélite et cria : « Debout ! Le Seigneur vous a livré le camp madianite !»
Gédéon divisa les trois cents hommes en trois groupes. Il remit à chaque homme une trompette, une cruche vide et une torche à placer dans la cruche. Ensuite, il leur donna cet ordre : « Vous regarderez de mon côté et vous agirez exactement comme moi dès que je serai arrivé à la limite du camp. Quand je sonnerai de la trompette, ainsi que les hommes qui m’accompagnent, vous sonnerez également de la trompette tout autour du camp et vous crierez : ‘‘Pour le Seigneur et pour Gédéon !’’ »
Peu avant minuit, Gédéon et son groupe de cent hommes arrivèrent à la limite du camp. On venait de remplacer les sentinelles. Ils sonnèrent de la trompette et brisèrent les cruches qu’ils portaient. Les deux autres groupes en firent autant. Ils saisirent tous les torches de la main gauche et les trompettes de la main droite, et ils crièrent : « A l’assaut, pour le Seigneur et pour Gédéon! »
Ils se tenaient autour du camp, chacun à sa place. Mais, dans le camp, tout le monde se mit à courir, à crier, à prendre la fuite. Pendant que les trois cents hommes sonnaient de la trompette, le Seigneur fit s’entre-tuer les Madianites dans tout le camp. Finale-ment, ceux qui restaient s’enfuirent jusqu’à Bet-Chitta en direction de Séréda et jusqu’à la ville d’Abel-Mehola, près de Tabbat.
On convoqua les Israélites des tribus de Neftali, d’Asser et de tout Manassé, et ils vinrent poursuivre les Madianites. Gédéon envoya des messagers proclamer dans la région montagneuse d’Éfraïm: « Descendez tous bloquer le passage aux Madianites en occupant les gués le long du Jourdain jusqu’à Bet-Bara. » On convoqua donc les hommes d’Éfraïm qui descendirent occuper les gués le long du Jourdain jusqu’à Bet-Bara. Ils capturèrent les deux chefs madianites, Oreb et Zeb ; ils tuèrent Oreb au rocher d’Oreb et Zeb au pressoir de Zeb. Ils continuèrent ensuite à poursuivre les Madianites. Ils apportèrent à Gédéon, de l’autre côté du Jourdain, les têtes d’Oreb et de Zeb. ( Juge 7 ).
MÉCONTENTEMENT DES ÉFRAÏMITES
Les hommes d’Éfraïm dirent à Gédéon : « Pourquoi nous as-tu traités de la sorte ? Pourquoi ne nous as-tu pas appelés en renfort lorsque tu es allé combattre les Madianites ? » Et ils s’en prirent violemment à lui. Mais Gédéon leur répondit : « Que représentent mes exploits en comparaison du vôtre ? Votre intervention, gens d’Éfraïm, même limitée, n’a-t-elle pas plus de valeur que les succès obtenus par mon propre clan, le clan d’Abiézer ? C’est à vous que Dieu a livré les chefs madianites Oreb et Zeb. Je n’ai rien réussi de comparable. » Cette réponse de Gédéon calma la colère des Éfraïmites (Juge 8 :1-3)
GÉDÉON À L’EST DU JOURDAIN
Gédéon et ses trois cent hommes atteignirent le Jourdain et le traversèrent. Ils étaient épuisés, mais ils continuèrent à poursuivre leur ennemis. Ils arrivèrent à la ville de Soukot et Gédéon dit aux habitants : « Distribuez des galettes de pain aux hommes qui m’accompagnent, car ils sont épuisés. Je suis à la poursuite des rois madianites Zéba et Salmounna. »
Les chefs de la ville lui répondirent : « Pourquoi devrions-nous donner à manger à ta troupe ? Tiens-tu déjà Zéba et Salmounna en ton pouvoir ? » - « Eh bien, riposta Gédéon, quand le Seigneur m’aura livré Zéba et Salamounna, je vous déchirerai la peau avec des épines et des chardons du désert. »
De là, Gédéon se rendit à Penouel où il présenta la même demande aux habitants. Ceux-ci lui répondirent de la même manière que les gens de Soukot. Gédéon leur déclara : « Quand je reviendrai après ma victoire, je démolirai la tour de votre ville. »
Zéba et Salmounna étaient à Carcor avec leurs troupes qui ne comptaient plus que quinze mille hommes. C’était tout ce qui restait de l’armée des nomades de l’Orient, car cent vingt mille soldats avaient été tués. Gédéon prit la route que suivent les nomades, à l’est de Noba et de Yogboha, et il attaqua le camp ennemi qui se croyait en sécurité. Les deux rois madianites Zéba et Salmounna s’enfuirent, mais il les poursuivit, les captura et sema la panique dans toutes leurs troupes.
En revenant de la bataille par la montée de Hérès, Gédéon captura un jeune homme de Soukot et l’interrogea. Celui-ci lui donna par écrit les noms des chefs et des anciens de la ville, en tout soixante-dix-sept hommes. Gédéon alla ensuite trouver les habitants de Soukot et leur déclara : « Rappelez-vous comment vous m’avez insulté en disant : ‘‘Pourquoi devrions-nous donner à manger à tes hommes épuisés ? Tiens-tu déjà Zéba et Samounna en ton pouvoir ?’’ Eh bien, je vous amène Zéba et Salmounna. »
Il prit des épines et des chardons du désert avec les-quels il donna une bonne leçon aux anciens de Soukot. Il démolit aussi la tour de Penouel et tua les habitants de la ville.
Gédéon demanda ensuite à Zéba et Salmounna : « Comment étaient les hommes que vous avez tués au Tabor ? » - « Ils te ressemblaient, répondirent-ils. Chacun d’eux avait l’air d’un fils de roi ! » - « C’étaient mes frères, les fils de ma propre mère, s’écria Gédéon. Par le Seigneur vivant, je jure que si vous ne les aviez pas tués, je ne vous tuerais pas non plus ! » Il ordonna alors à Yéter, son fils aîné : « Vas-y, tue-les ! » Mais le jeune garçon n’osa pas tirer son épée : il était encore jeune et il avait peur. Zéba et Salmounna dirent à Gédéon : « Tue-nous donc toi-même, car c’est à un homme véritable de le faire! » Gédéon tua les deux rois et prit les ornements qui pendaient au cou de leurs chameaux. (Juges 8:4-21).
FIN DE LA VIE DE GÉDÉON
Après cela les Israélites dirent à Gédéon : « Soit notre chef et que ton fils puis ton petit-fils te succèdent, car tu nous as délivrés des Madianites. » - « Non, répondit-il, je ne serai pas votre chef et mon fils pas davantage. C’est le Seigneur qui sera votre chef. » Et il ajouta : « J’aimerais pourtant vous demander quelque chose : que chacun de vous me donne un anneau pris sur son butin. » (Les Madianites portaient en effet des anneaux d’or, comme tous les hommes du désert.) « Nous te les donnons bien volontiers, répondirent les Israélites. »
Ils étendirent un manteau par terre et chacun y jeta un anneau de son butin. Les anneaux d’or demandés par Gédéon pesaient près de vingt kilos au total. Il reçut également les ornements, les boucles d’oreille et les magnifique habits rouges que portaient les rois madia-nites, ainsi que les colliers qui ornaient le cou de leurs chameaux. Avec l’or, Gédéon fabriqua une statue qu’il plaça à Ofra, son village. Les Israélites se mirent à adorer cette idole, qui devint ainsi un piège pour Gédéon et sa famille.
Dès lors, les Madianites furent soumis aux Israélites ; jamais plus ils ne se relevèrent de leur défaite. Le pays connut la paix pendant quarante ans, aussi longtemps que vécut Gédéon.
Yeroubaal, c’est-à-dire Gédéon, fils de Yoach, retourna habiter dans sa maison. Il eut soixante-dix fils, car il avait de nombreuses femmes. Une épouse de second rang, qu’il avait à Sichem, lui donna un fils ; il l’appela Abimélek. Gédéon mourut après une heureuse vieillesse ; on l’enterra à Ofra, village du clan d’Abiézer, dans le tombeau de Yoach, son père.
Après la mort de Gédéon, les Israélites rendirent de nouveau un culte idolâtrique aux Baals. Ils
prirent Baal-Bérit pour dieu et ils oublièrent le Seigneur leur Dieu, qui les avait délivrés de tous les ennemis d’alentours. Ils ne montrèrent aucune reconnaissance envers la famille de
Gédéon, dit Yeroubaal, pour tout le bien que celui-ci avait accompli en faveur d’Israël (Juge 8, 22-35).
P/S
Gédéon, savait être prudent en demandant à Dieu une preuve qui prouverait que c’est Dieu Lui-même qui lui demandait de sauver Israël.
Gédéon, avait une bonne communion avec le Seigneur, il était aussi un homme loyal et obéissait dans tout ce que Dieu lui demandait
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE …
ANNE
ET
SAMUEL
ANNE AU SANCTUAIRE DE SILO
Au Rama, dans la région montagneuse d’Éfraïm, vivait un Éfraïmite, du district de Souf appelé Elcan; il était fils de Yeroam, lui-même fils d’Élihou, petit-fils de Tohou et arrière-petit-fils de Souf. Il avait épousé deux femmes, Anne et Peninna ; Peninna avait des enfants, mais Anne n’en avait pas.
Chaque année, Elcana se rendait de Rama au sanctu-aire de Silo pour y adorer le Seigneur Dieu d’Israël et Lui offrir un sacrifice. Les deux fils d’Héli, Hofni et Pinhas, étaient prêtres du Seigneur à Silo. Elcana avait l’habitude de donner à Peninna et à chacun de ses enfants un morceau de l’animal sacrifié ; mais à Anne, il donnait un morceau deux fois plus gros, car il l’aimait beaucoup, bien que le Seigneur ne lui ait pas accordé d’enfants. Quand à Peninna, l’autre femme, elle cherchait sans cesse à vexer Anne pour l’humilier de n’avoir pas d’enfant. Et chaque année, lorsque Anne se rendait au sanctuaire, du Seigneur, lamême scène se répétait.
Une année, comme Anne se mettait à pleurer et ne voulait rien manger, son mari lui demanda : Anne, pour-quoi pleures-tu ? Pourquoi ne veux-tu rien manger ? Pourquoi es-tu su triste ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ?
Après le repas, Anne se rendit à l’entrée du sanctuaire de Silo. Le prêtre Héli était assis près du montant de la porte. Anne était très affligée. Tout en pleur, elle adressa cette prière au Seigneur : ‘‘Seigneur, Dieu d’Israël, vois combien je suis malheureuse ! Ne m’oublie pas, aie pitié de moi ! Donne-moi un fils, je m’engage à le consacrer pour toujours à Ton service ; ses cheveux ne seront jamais coupés.’’ Anne pria longtemps. Héli l’ob-servait, il voyait ses lèvres remuer, mais n’entendait aucun son, car elle priait intérieurement. Héli pensa qu’elle était ivre et lui dit : « Resteras-tu encore longtemps dans cet état ? Va faire passer ton ivresse ailleurs ! » - « Non, je ne suis pas ivre, répondit Anne. Je suis une femme malheureuse, mais je n’ai pas bu. Je suis ici pour confier ma peine au Seigneur. Ne me considère pas comme une femme de rien. Si j’ai prié aussi longtemps, c’est parce que mon cœur débordait de chagrin et d’humiliation. » Alors Héli déclara : « Va en paix. Et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. » - « Et toi, répondit-elle, garde-moi ta bienveillance. »
Anne s’en alla et accepta de manger. La tristesse avait disparu de son visage.
Tôt le lendemain matin, Elcana et sa famille allèrent se prosterner devant le Seigneur, puis ils retournèrent chez eux, à Rama (1Samuel 1 :1-19).
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