Jeudi 7 août 2008

L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…

MOÏSE (SUITE)PREMIER FLÉAU :

L’EAU CHANGÉE EN SANG


Le Seigneur dit à Moïse : « Le Pharaon s’entête et refuse de laisser partir les Israélites. Va donc le trouver au petit matin, au moment où il descend au bord du  fleuve. Tu te tiendras devant lui sur la rive du Nil ; tu  auras dans ta main le bâton qui a été transformé en serpent. Tu déclareras au roi : ‘‘Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, m’a envoyé te dire : ‘Laisse partir Mon peuple pour qu’il puisse Me rendre un culte dans le désert’. Mais toi, jusqu’à présent, tu n’as rien voulu entendre. C’est pourquoi le Seigneur affirme que, cette fois-ci, tu vas reconnaître qui Il Est. Au moyen de ce bâton, je vais frapper l’eau du Nil, et elle se transformera en sang. Les poissons crèveront et le fleuve deviendra si infect que les Égyptiens ne pourront plus en boire l’eau.’’ »

Le Seigneur dit encore à Moïse : « Ordonne à Aaron de prendre son bâton et d’étendre le bras en direction de tous les cours d’eau d’Égypte, les rivières, les canaux, et même les étangs, afin que leur eau devienne du sang. Il y aura ainsi du sang dans tout le pays, jusque dans les récipients de bois ou de pierre. »

Moïse et Aaron firent ce que le Seigneur leur avait ordonné : en présence du Pharaon et de ses ministres, Aaron leva son bâton et frappa l’eau du Nil, et toute cette eau fut transformée en sang.  Les poissons crevèrent et le fleuve devint si infect que les Égyptiens ne purent plus en boire l’eau. Partout dans le pays, il y avait du sang.

Les magiciens égyptiens accomplirent le même prodige grâce à leur pouvoir. Alors, comme le Seigneur l’avait annoncé, le Pharaon, obstiné, ne tint pas compte de la requête de Moïse et d’Aaron. Il leur  tourna le dos et rentra chez lui sans se préoccuper davantage de cette affaire. Tous les Égyptiens se mirent à creuser des trous aux abords du Nil pour trouver de l’eau potable, car l’eau du fleuve était imbuvable.

    Sept jours s’écoulèrent après que le Seigneur eut frappé le  Nil de ce fléau (Exode 7 :14-25)


DEUXIÈME FLÉAU :  LES GRENOUILLES

Ensuite le Seigneur dit à Moïse : « Va trouver le Pharaon et déclare-lui : ‘‘Le Seigneur t’ordonne de laisser partir son peuple pour qu’il puisse Lui rendre un culte. Si tu refuses, Il provoquera une invasion de Grenouilles dans tout ton territoire : elles pulluleront dans le Nil, elles le quitteront pour entrer dans ton palais, dans ta chambre à coucher, dans ton lit même ; elles pénétreront dans les maisons de tes ministres et dans celles de ton peuple, ainsi que dans les fours et dans les pétrins ; elles iront jusqu’à grimper sur toi, sur tes ministres et sur tous les membres de ton peuple.’’ » (Exode 7 :26-29)

Le Seigneur dit encore à Moïse : « Ordonne à Aaron de tendre le bras et de diriger son bâton vers les rivières, les canaux et les étangs, afin que les grenouilles envahissent l’Égypte. »

Aaron tendit son bras en direction des cours d’eau d’Égypte. Des grenouilles en sortirent et recouvrirent le pays. Les magiciens égyptiens accomplirent le même prodige grâce à leur pouvoir : eux aussi firent sortir des grenouilles partout dans le pays. Le Pharaon convoqua Moïse et Aaron et leur dit : « Implorez le Seigneur pour qu’Il nous débarrasse de ces grenouilles, moi et mon peuple. Je laisserai ensuite les Israélites aller Lui offrir  des  sacrifices. »

Moïse lui répondit : « A toi l’honneur de fixer le moment où je dois prier Dieu pour toi, pour tes ministres et pour ton peuple; je Lui demanderai d’exterminer les grenouilles qui sont chez toi et dans tes palais. Il n’en restera dès lors que dans le Nil. » - « Fais-le demain », demanda le roi. « Bien ! dit Moïse. Je ferai comme tu le demandes, afin que tu saches que personne n’est comparable au Seigneur Notre Dieu. Les grenouilles se retirèrent de chez toi, vous en serez débarrassés, toi, tes ministres et ton peuple. Il n’en restera que dans le Nil. »

Moïse et Aaron quittèrent le Pharaon. Moïse pria le Seigneur de délivrer le Pharaon de l’invasion de grenouilles qu’Il avait infligée. Le Seigneur fit ce que Moïse Lui demandait : les grenouilles moururent dans les maison, dans les cours et dans les champs. On en fit des tas innombrables, et le pays en fut infecté.

Lorsque le Pharaon vit qu’il y avait un temps de répit,  il  s’entêta, comme le Seigneur l’avait annoncé, à ne pas tenir compte de la requête de Moïse et d’Aaron (Exode 8 :1-11)


TROISIÈME FLÉAU :  LES MOUSTIQUES

Le Seigneur dit à Moïse : « Ordonne à Aaron d’étendre son bâton et de frapper la poussière du sol, afin qu’elle se transforme en moustiques dans toute l’Égypte. »

Moïse et Aaron obéirent : Aaron étendit le bras et, de son bâton, frappa la poussière du sol ; celle-ci se changea en moustiques qui couvrirent hommes et bêtes. Partout dans le pays, la poussière fut transformée en moustiques. Les magiciens égyptiens reconnurent à leur pouvoir pour chasser les moustiques, mais ils ne réussirent pas ; les moustiques continuèrent de s’attaquer aux hommes et aux bêtes. Alors les magiciens dirent au Pharaon : «C’est la Puissance de Dieu qui est à l’œuvre ! »

Pourtant, comme le Seigneur l’avait annoncé, le Pharaon, obstiné, ne tint pas compte de la requête de Moïse et d’Aaron (Exode 8 :12-15)


QUATRIÈME FLÉAU :  LES MOUCHES PIQUANTES

Le Seigneur dit à Moïse : « Demain, lève-toi de bon matin et va te présenter devant le Pharaon au moment où il descend au bord du fleuve. Tu lui diras : ‘‘Le Seigneur t’ordonne ceci : ‘Laisse partir Mon peuple, pour qu’il puisse Me rendre un culte. Si tu ne le laisse pas partir, Je provoquerai une invasion de mouches piquantes sur toi, sur tes ministres, sur ton peuple et dans tes palais. Elles rempliront les maisons d’Égypte et couvriront le sol du pays. Cependant, ce jour-là, Je ferai une exception pour la région de Gochen où habite Mon peuple : on n’y trouvera aucune de ces mouches piquantes. Ainsi tu reconnaîtras que Moi, le Seigneur, Je suis présent même dans ton pays. Je préserverai Mon peuple du malheur qui frappera le tien. Ce prodige se réalisera demain’.’’ »

Le Seigneur agit comme Il l’avait annoncé : ‘‘Le Seigneur T’ordonne ceci : ‘Laisse partir Mon peuple, pour qu’il puisse me rendre un culte. Si tu ne le laisses pas partir, Je provoquerai une invasion de mouches piquantes sur toi, sur tes ministres, sur ton peuple et dans tes palais. Elles rempliront les maisons d’Égypte et couvriront le sol du pays. Cependant, ce jour-là, Je ferai une exception pour la région de Gochen où habite Mon peuple : on n’y trouvera aucune de ces mouches piquantes. Ainsi tu reconnaîtras que Moi, le Seigneur, Je suis présent même dans ton pays. Je préserverai Mon peuple du malheur qui frappera le tien. Ce prodige se réalisera demain’.’’ »

Le Seigneur agit comme Il l’avait annoncé : des mouches piquantes envahirent en masse le palais du Pharaon, les maisons de ses ministres et toute l’Égypte. Le pays en fut ravagé. Le Pharaon convoqua Moïse et Aaron et leur dit : « Allez offrir des sacrifices à Votre Dieu, mais faites-le dans le pays ! » - « Non, répondit Moïse, nous ne pouvons pas agir ainsi, car les sacrifices que nous offrons au Seigneur Notre Dieu inspirent de l’horreur aux Égyptiens. S’ils nous voyaient offrir de tels sacrifices, à coup sûr ils nous lanceraient des pierres. Nous devons aller à trois jours de marche dans le désert, et là nous offrirons au Seigneur Notre Dieu les sacrifices qu’Il nous indiquera. » - « Bon, déclara le Pharaon, je vais vous laisser aller offrir vos sacrifices au Seigneur Votre Dieu dans le désert. Mais n’allez pas trop loin, et priez pour moi. » Moïse reprit : « Dès que je t’aurai quitté, j’invoquerai le Seigneur. Demain Il vous débarrassera de ces mouches, toi, tes ministres et ton peuple. Seulement il ne faudra pas que tu te moques de nous et que tu empêches de nouveau les Israélites d’aller Lui offrir des sacrifices. »

Moïse quitta le Pharaon et implora le Seigneur. Le Seigneur fit ce que Moïse Lui demandait : Il débarrassa le Pharaon, ses ministres et son peuple de toutes les mouches ; il n’en resta plus une seule. Alors, une fois de plus, le Pharaon s’entêta et refusa de laisser partir les Israélites (Exode 8 :16-28).


CINQUIÈME FLÉAU :  LA PESTE DU BÉTAIL

Le Seigneur dit à Moïse : « Va trouver le Pharaon et déclare-lui : ‘‘Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, t’ordonne de laisser partir Son peuple pour qu’il puisse Lui rendre un culte.  Si tu refuse, si tu persistes à le  retenir, le Seigneur interviendra contre tes troupeaux qui paissent dans la campagne : une violente épidémie de peste s’abattra sur tes chevaux, tes ânes, tes chameaux. Tes boeufs, tes moutons et tes chèvres. Mais le Seigneur saura distinguer entre les troupeaux des Israélites et ceux des Égyptiens ; aucune des bêtes appartenant aux  Israélites ne mourra !’’ » De plus le Seigneur indiquera le moment fixé en disant : « C’est demain que Je réali-serai ce prodige en Égypte. »

Le lendemain donc, le Seigneur accomplit ce qu’Il avait annoncé : tous les troupeaux des Égyptiens furent anéantis, mais aucune bête des Israélites ne mourut. Le Pharaon s’informa et apprit qu’il n’y avait pas une seule bête morte dans les troupeaux des Israélites. Malgré cela, il s’entêta et ne laissa pas parti les Israélites (Exode 9 :1-7).


SIXIÈME FLÉAU :  LES ULCÈRES

Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron : « Prenez quelques poignées de suie d’un fourneau. Moïse la lancera en l’ai en présence du Pharaon. Cette suie retombera en poussière sur l’Égypte. Partout dans le pays, elle produira sur les hommes et les bêtes des furoncles évoluant en ulcères.

( Furoncle, veut dire : infection aiguë et suppurée d’un follicule pilo-sébacé par un staphylocoque.
Pilo-sébacé, veut dire : relatif au poil et à la glande sébacée qui lui est annexée.
Staphylocoque, veut dire : bactérie de forme arrondie, dont les individus sont groupés en forme de grappe, abondante dans la nature et vivant sur la peau et les muqueuses )

Moïse et Aaron prirent de la suie et allèrent trouver le Pharaon. Moïse la lança en l’ai. Elles provoqua sur les hommes et les bêtes des furoncles évoluant en ulcères. Les magiciens égyptiens ne purent pas se présenter devant Moïse à cause de ces furoncles ; en effet, ils en étaient couverts, comme les autres Égyptiens. Le Seigneur incita le Pharaon à s’obstiner ; comme le Seigneur l’avait annoncé à Moïse, le Pharaon ne tint pas compte de la requête de Moïse et d’Aaron (Exode 9 :8-12).


SEPTIÈME FLÉAU : LA GRÊLE

Le Seigneur dit à Moïse : « Demain, lève-toi de bon matin, va te présenter devant le Pharaon et déclare-lui : ‘‘Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, t’ordonne ceci : ‘Laisse partir Mon peuple pour qu’il puisse Me rendre un culte. En effet, cette fois-ci, Je suis décidé à infliger toutes sortes de fléaux à toi, à tes ministres et à ton peuple, afin que tu saches que personne sur terre n’est comparable à Moi. Si J’avais tendu le bras pour vous frapper de la peste, toi et ton peuple, vous auriez disparu de la surface de la terre. Mais Je t’ai laissé subsister afin de te montrer Ma Puissance et pour que Ma renommée se répandre sur toute la terre. Malgré cela, tu continues de traiter Mon peuple avec mépris, en refusant de le laisser partir. C’est pourquoi demain à pareille heure, Je vais faire éclater un violent orage de grêle, tel qu’il n’y en a encore jamais eu depuis que l’Égypte existe.’ Maintenant donc, continua Moïse, fais mettre à l’abri tes troupeaux et tout ce qui t’appartient dans la campagne. Si des gens ou des bêtes ne se mettent pas à l’abri, mais restent aux champs, ils mourront sous l’averse de grêle.’’ »

Certain ministre du roi prirent au sérieux l’avertis-sement du Seigneur et ordonnèrent à leurs serviteurs de se réfugier en lieu sûr avec les troupeaux. D’autres, au contraire, ne se soucièrent pas de cet avertissement et laissèrent leurs serviteurs dans les champs avec les troupeaux.

Le Seigneur dit à Moïse : « Lève ton bras vers le ciel ! Que la grêle s’abatte sur toute l’Égypte, sur les hommes, sur les bêtes et sur toutes les cultures du pays. »

Moïse leva son bâton vers le ciel. Le Seigneur déchaîna le tonnerre et la grêle : la foudre s’abattit d’abord sur le sol, puis le Seigneur envoya la grêle sur le pays. Dans toute leur histoire, les Égyptiens n’avaient jamais vu un si violent orage de grêle, accompagné d’une telle foudre. Dans l’ensemble du pays, la grêle frappa tous ceux qui se trouvaient dans les champs, hommes ou bêtes; elle hacha les cultures et brisa les arbres. Seule la région de Gochen où habitaient les Israélites fut épargnée. Le Pharaon convoqua Moïse et Aaron et leur déclara : « Cette fois, j’ai eu tort. C’est mon peuple et moi qui sommes coupables ; le Seigneur, Lui, agit avec justice. Implore-Le en ma faveur, pour que cessent le tonnerre et la grêle. Je vais vous laisser partir, je ne vous retiendrai plus. »

Moïse lui répondit : « Dès que je serai sorti de la ville, je lèverai les mains vers le Seigneur pour Le prier. Le tonnerre et la grêle cesseront, afin que tu saches que la terre appartient au Seigneur. Pourtant je sais que toi et tes ministres, vous n’aurez pas encore une véritable crainte du Seigneur Dieu. »

Le lin et l’orge avaient été anéantis, car l’orge était en épis et le lin en fleurs. Par contre le blé et l’épeautre, céréales plus tardives, n’avait pas subi de dommages.

Moïse quitta le Pharaon et sortit de la ville. Il leva les mains vers le Seigneur et Le pria. Alors le tonnerre se tut, la grêle et la pluie cessèrent de tomber.

Le Pharaon, voyant que la pluie, la grêle et le tonnerre avaient cessé, commit la même faute qu’auparavant : lui et ses ministres s’entêtèrent de nouveau. Comme le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire de Moïse, le Pharaon refusa obstinément de laisser partir les  Israélites (Exode 9 :13-35).


HUITIÈME FLÉAU :  LES SAUTERELLES

Le Seigneur dit à Moïse : « Va chez le Pharaon. C’est Moi qui ai rendu le roi et ses ministres entêtés à ce point, afin de pouvoir réaliser tous ces prodiges au milieu d’eux. Ainsi tu pourras raconter à tes enfants et à tes petits-enfants comment J’ai traité les Égyptiens en accomplissant tous ces prodiges dans leur pays. Vous saurez de cette manière que Je suis le Seigneur. »

Moïse et Aaron allèrent trouver le Pharaon et lui dirent : « Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, te demande : ‘‘Vas-tu longtemps encore refuser de te soumettre à Moi ? Laisse partir Mon peuple, afin qu’il puisse Me rendre un culte ! Si tu refuses, J’enverrai demain les sauterelles dans ton territoire : elles recouvriront complètement le sol, de sorte qu’on ne le verra plus ; elles dévoreront le peu de cultures que la grêle n’a pas anéanties, elles ne laisseront rien sur les arbres qui poussent dans la campagne. Elles rempliront tes palais, les maisons de tes ministres et celles de tous les Égyptiens. Ce sera un fléau tel qu’on n’en a jamais  vu depuis le temps de vos ancêtres jusqu’à ce jour.’’ »

Moïse quitta alors le Pharaon et s’en alla. Les ministres dirent au roi : « Jusqu’à quand cet individu va-t-il nous causer des malheurs ? Laisse donc partir les hommes d’Israël pour qu’ils aillent rendre un culte au Seigneur leur Dieu ! Ne comprends-tu pas encore que l’Égypte court à sa perte ? »

On rappela Moïse et Aaron auprès du Pharaon, qui leur dit : «Vous pouvez aller rendre un culte au Seigneur Votre Dieu. Mais quels sont ceux qui partiront ? »

Moïse déclara : « Nous partirons tous, jeunes gens et vieillards, hommes et femmes, avec nos moutons, nos chèvres et nos boeuf, car nous devons célébrer une fête en l’honneur du Seigneur.»

Le Pharaon répliqua avec ironie :  « Que le Seigneur soit avec vous ! Je vais sûrement vous autoriser à partir avec vos familles ! Il est clair que vous avez de mauvaises intentions. Ce que vous proposez est inadmissible. Seul les hommes iront rendre un culte au Seigneur, c’est tout ce que vous pouvez demander. » Et  on  les  expulsa  de  chez  le  Pharaon.

Le seigneur dit alors à Moïse : « Étends ton bras sur l’Égypte pour y faire venir les sauterelles ; elles dévoreront toutes les plantes que la grêle a épargnées !

Moïse étendit son bâton sur l’Égypte, et le Seigneur envoya sur le pays un vent d’Est qui souffla tout le jour et toute la nuit.  Au matin, le vent avait amené les sauterelles. Elles se répandirent dans toute l’Égypte et se posèrent partout. Elles étaient innombrables : jamais auparavant on n’en avait vu autant et jamais dans la suite on n’en reverra pareille quantité. Elles couvraient la surface du sol, qui paraissait tout sombre. Elles dévorèrent l’herbe et les  fruits que la grêle avait épargnés, de sorte que dans tout le pays il ne resta aucune verdure, ni sur les arbres ni dans les champs.

En toute hâte, le Pharaon convoqua Moïse et Aaron, et déclara: « Je suis coupable envers le Seigneur Votre Dieu et envers vous-mêmes ! Pardonnez-moi donc ma faute cette fois-ci encore, et priez le Seigneur Votre Dieu qu’Il veille bien me préserver de cette terrible calamité. »

Moïse quitta le Pharaon et pria le Seigneur. Le Sei-gneur fit alors souffler un violent vent d’Ouest qui emporta les sauterelles et les jeta dans la mer des Roseaux. Il n’en resta pas une seule dans tout le territoire d’Égypte. Pourtant le Seigneur incita le Pharaon à s’obstiner, de sorte qu’il ne laisse pas partir les Israélites (Exode 10 :1-20).


NEUVIÈME FLÉAU :  L’OBSCURITÉ

Le Seigneur dit à Moïse : « Lève ton bras vers le ciel ! Que l’obscurité se répande sur l’Égypte’ une obscurité si épaisse qu’on puisse l toucher. »

Moïse leva son bras vers le ciel. Alors une obscurité totale régna pendant trois jours sur l’Égypte. Durant ces trois jours, les Égyptiens furent incapables de se voir les uns les autres, si bien que personne ne bougea de chez soi. Par contre, il faisait clair dans la région où les Israélites habitaient. Le Pharaon convoqua Moïse et lui dit : « Vous pouvez allez rendre un culte au Seigneur. Vous pouvez même emmener vos familles. Seul vos moutons, vos chèvres et vos boeuf doivent demeurer ici. » - « Pas du tout, déclara Moïse. Tu nous remettras toi-même des bêtes que nous pourrons offrir au Seigneur Notre Dieu en sacrifice de communion et en sacrifices complets. En plus, nous emmènerons nos troupeaux ; pas une seule de nos bêtes ne restera ici. Nous devrons aussi en offrir un certain nombre au Seigneur Notre Dieu, mais nous ne saurons pas lesquelles avant d’être arrivés sur place. »

Le Seigneur incita le Pharaon à s’obstiner, de sorte qu’il ne voulut pas les laisser partir. Il dit à Moïse : « Sort d’ici ! Prends garde de ne plus reparaître devant moi ! Si jamais tu reviens chez moi, tu mourras ! » - « Bien ! répondit Moïse. Comme tu l’as dit, je ne reparaîtrai plus devant toi. » (Exode 10 :21-29)


ANNONCE DU DERNIER FLÉAU

Le Seigneur dit à Moïse : « Je vais infliger un dernier fléau au Pharaon et aux Égyptiens. Après cela, il vous laissera partir, il vous chassera même définitivement d’ici. Parle donc aux Israélites, que chaque homme demande à son voisin, chaque femme à sa voisine, des objets d’or ou d’argent.

Le Seigneur amena les Égyptiens à considérer les Israélites avec faveur. D’ailleurs, Moïse lui-même était un personnage très respecté en Égypte, tant par les ministres du Pharaon que par la population.

Moïse dit au Pharaon : « Voici ce que déclare le Seigneur : ‘‘Vers minuit, Je passerai à travers l’Égypte. Tous les premiers-nés de ce pays vont mourir, aussi bien ton fils aîné, à toi qui règnes, que le fils aîné de la servante qui moud le blé, et que les premiers-nés du bétail. Alors dans toute l’Égypte retentiront de grands cris, tels qu’on n’en a jamais entendu et qu’on n’en entendra plus jamais. Mais chez les Israélites, on n’entendra même pas un chien gronder contre un homme ou une bête. Ainsi  vous saurez que Moi, le Seigneur, Je fais la différence entre les Égyptiens et les Israélites.’’ A ce moment-là, continua Moïse, tous tes ministres que voici viendront se jeter à genoux devant moi et me diront : ‘‘Va-t’en, toi et ton peuple !’’ Je m’en irai aussitôt. » Et Moïse, très en colère, sortit de chez le Pharaon.

Le Seigneur lui dit encore : « Si le Pharaon ne veut  pas vous écouter, c’est pour que je puisse multiplier Mes prodiges dans son pays. »

Or Moïse et Aaron avaient déjà accompli un grand nombre de prodiges sous les yeux du Pharaon, mais le Seigneur l’avait rendu si obstiné qu’il n’avait pas laisser partir les Israélites de son pays. (Exode 11 :1-10)


LA FÊTE DE LA PÂQUE

Le Seigneur dit à Moïse et Aaron, en Égypte : « Le mois actuel devra marquer pour vous le début de l’année, ce sera le premier mois. Allez dire au peuple d’Israël : le dixième jour de ce mois, procurez-vous un agneau ou un chevreau par famille ou par maison. Si une famille est trop petite pour consommer toute une bête, on s’entendra avec une famille voisine, selon le nombre de personne qu’elle compte ; puis on choisira la bête d’après ce que chacun peut manger. L’agneau ou le chevreau qu’on prendra sera un mâle d’un an, sans défaut. On le gardera jusqu’au quatorzième jour du mois ; le soir de ce jour, dans tout le peuple d’Israël, on égorgera la bête choisie. On prendra de son sang pour en badigeonner les deux montants et la poutre supérieure de la porte d’entrée, dans chaque maison où l’un de ces animaux sera mangé. On rôtira cette viande puis, pendant la nuit, on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. On ne mangera pas de viande crue ou bouillie, seulement de la viande d’un animal rôti tout entier, avec tête, pattes et abats. On n’en gardera rien pour le lendemain. S’il en reste quelque chose le matin, on le brûlera. Voici dans quelle tenue on mangera ce repas : les vêtements serrés à la ceinture, les sandales aux pieds et le bâton à la main. On mangera rapidement. Telle sera la Pâque, célébrée pour Moi, le Seigneur.

« Pendant cette nuit, Je passerai à travers l’Égypte et Je ferai mourir tous les premiers-nés du pays, ceux des hommes comme ceux des bêtes. J’exécuterai ainsi Ma sentence contre les dieux de l’Égypte, Moi qui suis le Seigneur. Mais sur les maisons où vous vous tiendrez, le sang sera pour vous un signe protecteur ; Je le verrai  et Je passerai sans M’arrêter chez vous. Ainsi vous échapperez au fléau destructeur, lorsque Je punirai l’Égypte.

« D’âge en âge vous commémorerez cet événement par une fête solennelle pour M’honorer, Moi, le Seigneur : ce sera pour vous une règle irrévocable (Exode 12 :1-14)


LA FÊTE DES PAINS SANS LEVAIN

« Pendant sept jours, continua le Seigneur, vous mangerez du pain sans levain. Dès le premier jour, il ne doit plus y avoir de levain dans vos maisons. Si, du premier au septième jour, quelqu’un mange du pain levé, il sera exclu du peuple d’Israël. Le premier et le septième jour, vous vous réunirez en assemblée solennelle ; vous ne ferez alors aucun travail, si ce n’est de préparer le repas de chacun de vous.

« Vous célébrerez cette fête des pains sans levain, rappel du jour précis où J’ai fait sortir votre peuple d’Égypte. Vous commémorerez cet événement d’âge en âge, c’est là une règle irrévocable : Dès le quatorzième jour du premier moi au soir, et jusqu’au soir du vingt et unième jour, vous mangerez des pains sans levain. Pendant sept jours, on ne devra pas trouver de levain dans vos maisons. Si quelqu’un étranger ou Israélites, mange un aliment contenant du levain, il sera exclu du peuple d’Israël. Vous ne devez donc rien manger qui contienne du levain. Où que vous habitiez, vous mangerez du pain sans levain. » (Exode 12 :15-20)


PRÉPARATION DU REPAS DE LA PÂQUE

Moïse convoqua tous les anciens d’Israël et leur dit : « Allez vous procurer des agneaux ou des chevreaux pour vos familles et égorgez-les pour la fêtes de la Pâque. Prenez un bouquet de branches d’hysope, trempez-le dans le récipient contenant le sang de la victime, puis badigeonnez de sans les deux montants et la poutre supérieure de la porte d’entrée. Dès lors, et jusqu’au matin, que  personne ne sorte de sa maison. Le Seigneur va passer pour punir les Égyptiens, mais lorsqu’Il verra le sang sur les montants et sur la poutre, Il passera sans permettre au fléau destructeur de pénétrer dans vos maisons. Vous et vos descendants, vous observerez toujours ces prescriptions. Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur a promis de vous donner, vous accomplirez cette cérémonie. Si vos enfants vous demandent ce qu’elle signifie, vous leur répondrez : ‘‘Il s’agit du sacrifice offert au Seigneur à l’occasion de la Pâque. Lorsque les Israélites étaient en Égypte, le Seigneur a porté la mort chez les Égyptiens, mais Il a passé sans s’arrêter devant nos maisons, épargnant ainsi nos familles.’’»

     Alors les Israélites s’inclinèrent jusqu’à terre pour adorer le Seigneur. Puis ils allèrent faire tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse et à Aaron (Exode 12 :21-28)


LE DERNIER FLÉAU :  MORT DES PREMIERS-NÉS ÉGYPTIENS

Au milieu de la nuit, le Seigneur fit mourir tous les premiers-nés d’Égypte, aussi bien le fils aîné du Pharaon, roi d’Égypte, que le fils aîné du captif enfermé dans la prison, et que les premiers-nés du bétail. En cette nuit-là le Pharaon, ses ministres et tous les Égyptiens se levèrent, et il y eut de grands cris dans tout le pays, car il n’y avait pas une seule maison sans un mort. Le Pharaon, en pleine nuit, convoqua Moïse et Aaron et leur dit : « Quittez mon pays ! Partez, vous et vos Israélites ; allez rendre un culte au Seigneur, comme vous l’avez demandé. Prenez même tout votre bétail, comme vous l’avez dit, et allez-vous-en. Et puis demandez à Votre Dieu de me bénir. »

Les Égyptiens, croyant qu’ils allaient tous mourir, poussèrent les Israélites à quitter rapidement leur pays. C’est pour cette raison que les Israélites durent emporter leur pâte à pain avant qu’elle ait levé ; ils tenaient leur pétrin sur l’épaule, enveloppé dans leur manteau.

Les Israélites avaient fait ce que Moïse leur avait dit : ils avaient demandé aux Égyptiens des objets d’or et d’argent et des vêtements. Le Seigneur avait amené les Égyptiens à les considérer avec faveur et à leur accorder ce qu’ils demandaient. C’est ainsi que les Israélites dépouillèrent les Égyptiens.

Ensuite, de la ville de Ramses, les Israélites se mirent en route pour Soukot ; ils étaient environ six cent mille hommes, sans compter les femmes, les enfants et les vieillards. Une foule de gens d’origines diverses partirent en même temps qu’eux. Les moutons, chèvres et bœufs formaient des troupeaux considérables. Pour cuire la pâte à pain qu’ils avaient emportée d’Égypte, ils confectionnèrent des galettes plates ; en effet, ils avaient été expulsés d’Égypte sans pouvoir attendre que la pâte lève et sans  pouvoir voir prendre de provision de voyage.

Le peuple d’Israël avait séjourné quatre cent trente ans en Égypte. Au bout de ces quatre cent trente ans, en ce jour mémorable, le peuple du Seigneur sortit d’Égypte en bon ordre. De même que le Seigneur veilla cette nuit-là pour faire sortir son peuple d’Égypte, de même, d’âge en âge, les Israélites doivent veiller cette nuit-là, car elle est consacrée au Seigneur (Exode 12 :29-42).


Par Pseudo : Hecto - Publié dans : PRIÈRES - Communauté : Parole de Dieu
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